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Dans Les Derniers Episodes

Efc

3 janvier 2008 4 03 /01 /janvier /2008 20:21

lenoir

Je traîne dans le blues depuis quelques jours
et c'est tellement bon
que cela doit
se poser
par ici

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2 janvier 2008 3 02 /01 /janvier /2008 15:21

    How_to_heal_a_broken_heart_by_lexidhLa légende veut que la princesse ait trouvé son prince au milieu d'un étang. Il avait les yeux marrons et puait la bouse, on en voulait tant à sa peau qu'il s'était mué en grenouille. Chaque germe prenait sa teinte d'eau, la demoiselle était sous le charme. Est-il nécessaire de surjouer quand les habits trempent dans le drame de se délecter de l'odeur de l'autre, à foison, à jamais ? Tout comme si j'étais enflammée, je me suis coupé les ongles, j'ai tailladé mes cheveux, mais il aimait encore que je sois sa cavalière. Nous sommes descendus au bal, à poil, et tout le monde a ri de nous voir si découverts, comme si de s'habiller eu moins gêné l'air alentours. La soirée était embuée par mes souvenirs, je priai son âme de ne point en rire le soir alors que ses mains se perdaient en remerciements.
   
    Au point du jour, la danse a esquissé ses contours pour nous inviter à rejoindre les talents des diurnes. Surprise que j'étais, qu'elle soit gourmandise, ma curiosité m'empêchait toute allusion furtive pour m'approcher de ce qu'il voulait de moi. Sans rien prétendre, on bu du thé, chacun deux sucres et lui le miel. Il étala ma robe sur tout mon tour, et mon reflet se mu en celui d'une fée. J'avais brodé des perles, mes yeux captaient son attention. Avait-il eu ce regard depuis longtemps ?
   
    Cela dépeçait mon corps, mes manies te plaisaient, j'avais encore une chance de t'éblouir en me laissant aller à toi, toute entière, mais ma confiance était en retrait, ne relâchant jamais son attention. Ce pouvait-ce qu'il me rende heureuse ? Une fois encore tu m'avais caressé la joue comme tu t'y prenais pour adoucir mes hystéries graduelles. C'était plus du ressenti.
    On m'avait déjà trahi, tu le savais, et quelle honte que de douter de soi par la méchanceté du complot. Sais-tu seulement comment on se sent en des moments pareils ?
   
    Elle aussi avait supposé prétendre à ma proie. Viens que je te morde, petite vermine, je te giflerai jusqu'à ce que tu tiennes sur tes mains, tes pieds sans force t'ayant fait chuter sur les dalles. J'aime encore quand on garde ses amours, qu'on ne déborde, qu'on sache où les limites s'étalent pour s'en éloigner. Les filles sont des garces, les garçons sont aveugles. Le jeu qui se trame par-delà leurs épaules échappe à leur sexe comme il faut leur expliquer pourquoi on râle, pourquoi on pleure. Jamais je n'ai eu pareil défaut que de me révéler véritable animal défendant ton coeur, mon objet précieux, et si tu t'y tenais pour éviter que je ne te lynche ?

 

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1 janvier 2008 2 01 /01 /janvier /2008 12:15

NEW YEAR : 2008

Oulala, les yeux sont tous bouffis, l'esprit va à du deux à l'heure, mais les images sont collées comme des photographies  magnifiques.  Je suppose que tout le monde doit se sentir à peu près pareil un lendemain de réveillon.  On se réveille vers 11h, lentement, les membres engourdis, c'est bien le nouvel an qui nous montre son soleil, comme pour assurer que tout ira bien.

 
J'ai vu plus de feux d'artifices que je n'ai pu en voir en une seule fois dans ma vie. Cela explosait à tout bout de champ, dans chaque rue, à chaque carrefour hollandais. On s'en est pris plein les tympans, comme si la clameur venait du sol pour acclamer le ciel de pouvoir nous offrir un terrain d'amusement aussi vaste. C'était incroyable à voir. A 00h30, cela fusait encore dans tous les coins, du rouge, du vert, du rose, et des pluies d'or étincelant, on entendait des gosses expérimenter leurs pétards dans des poubelles.
 
Ca a duré un bon moment, puis doucement, les "Bams! Boum! Bim!" se sont calmés, c'était la fin du spectacle. Et j'étais aphone.
 
Une fois au lit, j'ai inauguré le débattage intensif intra sac de couchage en me débattant dans cette saucisse en tissu, j'avais trop chaud, trop froid. Les boudins du matelas gonflable agréablement disposés dans mon dos, c'était intéressant de tester le réveil à la mode "colonne vertébrale tordue". Très dizaïgne mais incommodant toutefois.
 
Comme bonnes résolutions, j'en ai pris aucune. J'ai le smile, tout ce qu'il me faut, et pleins de projets, alors pourquoi vouloir en plus me cantonner au cadre du "je mange plus de hamburgers, j'arrête de fumer, je ne bois plus d'alcool", quand ça ne me concerne pas ? Trouvez l'équilibre en vous faisant plaisir, sans négliger ni l'harmonie personnelle, ni les autres qui vous tiennent, et l'équation sera bonne. Heu, je crois...

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30 décembre 2007 7 30 /12 /décembre /2007 15:10

" J'ai l'air d'une dingue non ?   
- Non t'en fais pas ça ira bien.
- Oui mais la cruche posée sur ma tête ne m'inspire pas vraiment confiance, tu vois.Vintage_2_by_Artemisia81
- T'es toujours sur les nerfs, même pour les jours où tu es censée jouer le meilleur de ta vie, tu vois les massacres capillaires comme un sujet éminemment pressant.
- C'est rien de le dire.
- Calme toi, faut entrer dans le jeu, faire croire au plus grand nombre que tu joues la comédie comme un chef. Garde ta tête portée vers le ciel, un maintien de reine, rentre ton ventre et souris, c'est tout ce que l'on attend de ta personne. Si mentalement tu ne t'entends pas avec ça, il va falloir composer, par ce que c'est ton rôle ma biche.
- Grandiose, j'applaudis des deux mains, tu croises mes idées ma parole. C'est tentant de faire demi-tour, tu avoueras. Je déteste ça, la robe, les fanfreluches, j'ai les mains prises dans mes gants de soie et ça m'irrite. Tu vois les marques rouges ? Puis j'ai oublié de mettre mes bas, qu'est-ce qu'ils diront s'ils voient ma jambe nue par-dessous les voiles ?
- Ils diront que le fitness fait des merveilles et que ton grain de peau resplendit au soleil. Ils savent être indulgents aussi.
- J'ai l'air de vouloir de leur pitié ? Je ne suis pas une bête de scène, enlève moi ça, c'est insupportable. Ridicule. Tu sais ce que j'ai vu hier ? Une fille qui s'est couchée en pleine rue, sans rien d'autre sur elle qu'une pancarte où il était plaqué les mots "je suis ordinaire". Je n'ai pas compris le message à vrai dire.
- Regarde plus loin : c'est comme le désespoir, il déguise les gens pour les rendre moins puériles. On ne doit pas vivre comme des enfants. Rechigner fait partie des bouderies que l'on étale à 5 ans, cette fille a grandi l'air de rien. Tu ne penses pas qu'elle soit comme toi ?
- Je ne pense rien, j'ai détourné mon regard assez vite, c'était dur à voir. Puis des gendarmes sont venus et l'on menottée comme une criminelle sans même la couvrir. Je consent juste à dire que c'était moins de l'exhibitionnisme qu'une tentative d'exister.
- Elle devait aller mal, c'est sûr. Tourne-toi un peu, que je voie ce que ça donne.
- Ca donne rien, j'ai l'air d'une dingue.
- J'en veux bien d'une dingue comme ça.
- Pourquoi ?
- Parce que tu es une chieuse attachante, ça fait des dégâts romantiques.
- On ne parle pas de moi là. Je n'ai rien à redire quant au fait que je suis désagréable au possible, mais je ne fait rien pour que l'on s'accroche à moi, j'ai désactivé la touche "aimez-moi je suis une loque".
- Tais-toi.
- Ben non
- Si. C'est d'intérêt public.
- Tu me donnes quoi en échange ?
- ...Remonte tes épaules, on dirait un singe.
- C'est dingue, j'avais justement une terrible envie d'un rendu pareil, drôlement douée je suis. Tu sais genre Orang-Outan asiatique.
- ...Tais-toi, tu veux ?
- Je veux pas, mais comme j'ai un mal de gorge qui m'irrite juste derrière la glotte, je...
- La ferme.
- Hum."

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29 décembre 2007 6 29 /12 /décembre /2007 15:05

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Et là, tu dis : quoi ? Fuji quoi ?

Un groupe, trois (quatre ?) gars, une voix qui envoûte sans rien d'autre derrière que la simplicité des arrangements qui donnent envie de fermer les yeux et de se laisser prendre par le rythme. Vraiment, mon coup de coeur du moment.

Leur Album : Transparent Things

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28 décembre 2007 5 28 /12 /décembre /2007 19:57

Dernière partie du trip à paris, et non des moindres, j'ai omis de vous parler de mon escapade du vendredi soir : Monette et sa clique à la Star Ac'.

Hum, remise en situation : non je n'ai pas prié le peuple pour pouvoir assister au show, non je n'ai pas pleuré sur les soquettes de ma mère pour qu'on aille lécher les basques des académiciens.
Blablabla, on passe un chapitre, je rapelle les faits : mon père est journaliste, c'est son métier comme on dit. Il s'est dit que de m'avoir des places pour le week-end de mon Zazniversaire serait un souvenir mémorable. C'est sûr.
   
Départ à 14h de Bruxelles.
Censés arriver à 17h à Charenton-le-Pont.
Gnié.
Heure de pointe, a lot of bagnoles.
Périph' bouché, re gnié.
Accidents ?
19h métro
Arrivées en retard au studio
Heure : 19h30-20h      

Je m'étais habillé nickel chrome, rien que de me voir dans le miroir j'avais envie de me prendre en photo, mais le problème quelque peu envahissant du retard sur notre planning a fait que l'on est arrivées en sueur devant le bâtiment, les cheveux méchamment dans le vent, le mascara douteux (?) et l'écharpe traînant miséreuse dans notre sillage. J'avais froid bordel.

Au studio 217, petite appréhension, une petitecrowd_surfing_by_claytes voix me dit que si je rentre là-dedans, c''est un piège. D'abord parce que c'est écrit VIP sur le dessus de la porte, et que tu te fais des films super tripants " laissez entrer ma brillante personne, ôtez vous de mon chemin diantre!!" , puis parce que tu vois des pétasses peinturlurées arriver à des kilomètres, qui ont tellement de fric que tu te demandes pourquoi elles viennent passer leur vendredi ici plutôt qu'à Mexico. "C'est à n'y rien comprendre Norbert !"
 
N'ayant rien mangé de la journée, et me connaissant, style maigre comme un clou, faire l'impasse sur des repas m'avais laissé une impression de marcher sur des vagues, des vertiges assomants, pas de quoi s'amuser. Dzz Dzz, regard à gauche, apéro, je me rue. J'ai avalé 8 toasts couverts d'oeuf et de tomates. Détail important : s'en est suivi un remue-ménage intra-bidounaire.
 
Le praïme en soi se passe très bien. J'ai quatre dindes qui se dandinent devant ma poire à chaque slow, comme de par hasard, pas en rythme, comme sous ecstazy, chaleur étouffante, tu te lèves et t'assieds sans arrêt, tu n'as plus de mains à la fin de la soirée, ce n'est un secret pour personne. Le public était préparé comme à l'usine, par un matraquage mental très efficace :
  "vous étiez nul, plus d'énergie !",
  "le côté gauche est un peu mou !",
  "vous avez oubliez que quand je tapais des mains il fallait le faire aussi ?"
  et la meilleure
  "donnez l'impression qu'on s'amuse bon sang ! ".
 
Un chauffeur de salle impeccable et pleinement conscient de la situation.
 
On a vu Nikos (waaaaaaaaaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii), les élèves, très dissipés pendant tout le temps de l'émission. Moi qui croyait que le rendu du son serait merdique sur place, j'ai pu la fermer : on entendait comme à un concert et ça m'a sacrement étonnée.
 

Ce que vous ne voyez pas à l'écran :

- Que le plateau est plus petit qu'il n'y paraît
- Enrique Iglesias a un corps de gamin (ne tombez pas dans le piège des photos retouchées)
- Qu'on nous fouille comme à la télé avant d'entrer dans l'espace VIP des gradins (pas de gsm, de caméras, tout ce qui pourrait gêner à l'écran)
- Qu'on a retiré une fille de la fosse parce qu'elle était insupportable (vitesse d'extraction de la personne inouïe)
- Qu'il y avait Sophie Favier derrière moi dans la file pour aller aux toilettes, son fils gesticulant à la mode TCK devant mes mirettes
- Cauet qui vient sur le plateau juste avant le début de l'émission et qui tente de se jeter dans le public (mais qui ne le fera pas, le public n'ayant pas confiance en l'animateur (ou en son bedon) et ayant laissé un grand vide dans la fosse à l'endroit prévu pour le crowd surfing))
- Que Patrick Bruel a vraiment une petite tête en vrai.
 
On est rentrées telles des loques, on s'est fait arnaquées par un taximan vietnamien, qui trop content d'avoir des belges dans son auto, s'est dit qu'il allait nous mettre le tarif plein, genre 7euros de prise en charge d'office, il a roulé à du 30 à l'heure, à fait un détour de malade, on est enfin retombés sur le périph et on a mis trois heures à être ramenés à bon port, moi à l'arrière priant le ciel pour ne pas dégueuler dans la berline... Fichtre. Juste quand je me suis couchée, il était 00h32.
 
C'était mon anniversaire tout plein.
 
J'ai passé un bon moment donc, ces trois jours ont été importants, d'abord parce que c'était pour mes 20 piges, ensuite parce que je ne pouvais pas me dire que je devais m'ennuyer. J'avais peut-être besoin de ce trait-d'union entre la phase où j'étais dans un coma quotidien et la phase actuelle où je me rebooste et je vois la vie d'un côté beaucoup plus dynamique.
 
Que du bon donc, surtout qu'on ne m'a pas prise une seule fois pour une belch'.
Mes amis, Au revoir (jusqu'à d'main) et...
 
Vive la France.

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27 décembre 2007 4 27 /12 /décembre /2007 16:50

Selon le Robernicus Laroussien, mon dictionnaire à moi (page 587),  le mot Glork est apparu à ma naissance. Il s'agit de fait du mot le plus répété dans le monde par les personnes esseulées et en manque d'affection.

   
Pour tout le peuple, voici donc la définition en exclusivité mondiale :

"Le glork, mot neutre singulier, est une espèce relativement en voie de disparition vivant la plupart du temps dans l'imaginaire des femelles [...]  qui croient encore au prince charmant. Il est le plus beau à leurs yeux, n'a jamais de mycoses aux pieds, il sait être serviable, attentionné, [...] et ses yeux sont vert-bleu, ou bleu-vert, c'est selon. Sa mère, la belle-Glork, ne posera jamais de conditions à sa belle-fille, tout se passant pour le mieux dans le meilleur des mondes."

    Le_monstre_a_la_valise_by_Who_Is_Chill
    Le Glork peut donc devenir notre essence de vie, l'être le plus aimé au monde. Rien ne peut venir contrarier l'union, tout semble propice aux confidences et aux rires communs. On peut mettre des années à le trouver, parce que nous sommes des milliards à vivre à la recherche de la perle rare, la personne qui comprend tout ce que l'on fait et pourquoi on le fait. Jamais de questions déplacées, jamais de sous-entendus douteux. On apprécie la personne pour ce qu'elle est, et c'est tout.
   
On doit subir des passages à vide, des larmes à outrance, envoyer des appels de détresse quand on sent que l'on coule dans la fosse des reclus d'amour. Il y a ceux qui attrapent le Glork au détour d'une rue, ceux qui n'en ont jamais eu, ceux qui en ont fait leur meilleur ami, ceux qui l' ignore en croyant que cela leur permettra de mieux vivre.
   
Il y a tellement d'histoires qui ont été gâchées par de mauvais choix, par des prises de pieds dans le tapis des illusions. Jamais on ne s'était découvert ami plus affectueux que la solitude des temps modernes. Et voilà que surgissant de derrière notre épaule, le Glork nous tape la converse sans même savoir qu'il est si important à nos yeux que l'on déplacerait des iceberg pour sa poire. Alors, sans même faire comme si le temps avait changé et qu'il s'était teinté de rose et de bulles bubble-gum, on fait un pas de côté, on tend les mains, en attendant que l'autre comprenne qu'on lui offre son coeur tout entier.
   
   
    " L'amour, ma maladie de coeur, a mis mon esprit par dessus les étages, comme si je n'avais pas peur du vide."
 

Mise en situation : Chacun son glork, un glork pour chacun.

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26 décembre 2007 3 26 /12 /décembre /2007 18:56

    still_much_to_learn____by_ta_nya_copie_2

J'ai un peu de mal à mettre la machine en marche.  D'abord parce que je déteste les examens, ensuite parce que ça ne m'intéresse pas outre-mesure de rester pendant des heures dans ma chambre, un syllabus collé sous le pif en attendant que bourrage de crâne se fasse. J'ai la science infuse, pas besoin de tout ça, la preuve, je sais comment faire briller des cheveux ternes, pourquoi les mecs sont machos, et encore mieux, je sais faire chier mon chat au point qu'il s'en mord les jarrets.
   
    Mes jours de fénéantise je les appelle mes jours de rien. Pas parce que je reste couchée à terre ou sur mon lit, mais bien parce que ces 24h là sont remplies d'un vide astronomique pour quiconque de banal viendrait me voir. Là est l'astuce, je ne fais pas la carpette.
   
C'est là qu'interviennent mes phases créatives. J'écris, je badigeonne mes doigts de peinture, j'écoute de la musique, je regarde un peu ce qui a bien pu se passer dans le monde pendant que j'étais sous ma douche, ou quand je mangeais mes brioches au matin, une tasse de café coincée sur mes genoux. Tout est question d'organisation.
C'est aussi les jours de grand bordel, tout est complètement sens dessus-dessous, la lumière qui passe par ma fenêtre est relativement maussade, et Jean Luc Delarue parle de viols sur FR2.
   
    Tout un programme.
   
Je pense que c'est un cachet que l'on a apposé au tiers de l'année : aujourd'hui, jour tristounet tu seras. Alors tous les objets de la maison se passent le mot, et cela prend une tournure grotesque. Mes cheveux sont électriques, je me coupe le doigt, il n'y a plus de lait dans le frigo, je rate mon coup et me met la brosse du mascara dans l'oeil, il pleut uniquement sur ma pente de toit, et tout le monde me demande si ça va bien côté caboche. Comme ça me contrarie, je retrousse mes manches, et me dirige d'un pas bien élancé vers les marches. Arrivée au second palier, ma chambre, mon cocon de lumière. Repos soldat.
   
C'est dans ces moments-là que la musique prend tout son sens. Je me calme, me ressource, et me fais plaisir par la simple écoute d'un morceau de Jamie Cullum. J'ai du jazz, du rock, de la pop sous le capot, les notes se baladent entre mes neurones, se cognent contre mes zones d'imagination. Alors je me couche à terre, un casque collé sur les oreilles, le volume ni trop fort, ni au minimum, je relâche la pression, mes doigts se collent au parquet. Je sens les rainures du bois, ne sais plus où se trouve le centre de gravité, je suis en apesanteur morale. Après ça, c'est comme de fumer un joint, il n'y a plus rien qui compte plus que de regarder le monde avec des yeux embués de larmes, parce que c'est beau, parce qu'on perd son temps à râler. La journée se termine bien.
 

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26 décembre 2007 3 26 /12 /décembre /2007 17:10

BRÈVE[2]

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Depuis l'an passé, je me suis découvert une passion pour les peintures, les beaux tracés et les artistes qui ont marqué les courants picturaux. Cela fait en fait deux ans que j'ai un cours d'histoire de l'art, présenté par un prof on ne peut plus impliqué dans ce qu'il fait, puisqu'il aime le sujet dont il parle et cela passe par une présentation agréable à voir et à entendre.

Cela fait donc la seconde fois en un an que je me retrouvais sous la pyramide de verre pour encore explorer la bête, avec les mêmes étoiles collées aux mirettes. Mais ma mère était d'ambiance "folklore hivernal", elle a voulu que l'on fasse la visite avec un guide, pour apprécier les tableaux autrement qu'avec la lecture systématique de petits écriteaux sans vie qui donne si peu d'informations sur les oeuvres.

En fait de guide, c'était une sorte de mammy mal coiffée, la chevelure très aérienne, tendance bombe ayant explosé sur le pourtour capillaire.

* Dizaïgne était son nom de scène *

On a sillonné les salles, passant des toiles du 12ème à celles datant du 19ème siècle. Vrai, j'aime tout ça. Faux, je n'ai pas aimé sa présentation. D'abord parce que je devais me trimballer un micro sur moi relié à des écouteurs douteux niveau propreté. J'imaginais déjà les milliards d'oreilles qui étaient venues se coller sur les parties en mousse du casque. Là tu ne peux pas retirer la crasse, c'est incrusté, mesquin parce que ça reste dans le tissu en attendant de sortir au moment où justement tu serais en défaillance immunitaire genre : "je clame haut et fort que je suis en attente d'un otite générale". Enfin j'y ai échappé, mais Sarkozy devait en être informé, il me semble. Entre deux bécots de Carla. Tête de mort.

Je n'étais que moyen d'accord avec ses commentaires sur les oeuvres que j'adorais, il paraît, selon madame Dizaïgne que très peu de gens aiment l'art Néo-classique. Et GNIA, j'en suis, et GNIA tu m'énerves. Elle a voulu nous faire asseoir par terre, nous montrer la Joconde, me tanner parce qu'elle croyait que j'avais touché une toile (jamais de ma vie je ne ferai monstruosité pareille), et j'en passe d'autres plus mirobolantes en extravagance. 

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Une heure et demie plus tard, j'étais vannée, j'avais vu autant de Chinois que si j'étais allée faire un trip en Asie, et comble du merdier, j'avais soif et envie de pisser.

C'est le désavantage de ce genre de lieu. Tu veux du calme, de la sérénité, qui pense à me laisser tranquille, nom de dieu ? Ça se bouscule à tout-va, les gosse grimpent et griffent les statues. J'arrive à me faire réprimander par une surveillante parce que je me suis trop penchée par dessus une balustre tandis que du coin de l'oeil je vois des petzouilles se coller à des vitrines façon poisson lécheur de vitres.

Je suis passée 4 fois par les contrôles de l'entrée, jamais on ne m'a demandé de justifier mon âge ou de présenter ma carte d'identité. J'ai toujours la tête d'une gosse, j'ai eu 20 ans, pas une ride, pas un seul changement dans mon apparence. Ils pensent que j'ai 16 piges, que je ne suis qu'une gamine.

Il y avait le Louvre, mais aussi les Galeries, BHV, les trucs qu'on se doit d'éviter quand on sait que c'est bientôt la Nowel et qu'il y a des gens qui veulent fêter "décemment" cette idiotie. Mais que diantre, nous sommes belges, en exil shoppinguesque pour 3 jours on se devait d'investir les échoppes. On s'est retrouvées je ne sais pas trop comment à manger un pain foccacia au jambon fromage, avec ma mère qui causait en italien avec le tenancier, et moi qui appréciait les saveurs. C'était une bonne  journée, à m'en croire.

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24 décembre 2007 1 24 /12 /décembre /2007 22:24

BRÈVE  [1]

J'étais donc à Paris pour fêter mes 20 ans, qui soit dit en passant sont passés en coup de vent devant ma tronche. Mais je ne les ai pas interpellés pour leur dire ma détresse. A quoi ça sert, il fallait bien que jeunesse se passe.

J'ai passé trois bonnes journées, j'ai mangé les métros, bousculé des gens, vu des gosses baver devant des vitrines remplies de faux cadeaux et de peluches animées par des fils. Le premier jour j'ai allumé une bougie pour Ingrid Bétancourt, le deuxième c'était shopping, le troisième, culturel. Pour tout vous dire, je n'ai plus de jambes, j'ai des fesses musclées qui peuvent renvoyer les mannequins les plus top se rhabiller, cerise sur le cocotier : il a fait beau tout le temps.

Ce qui m'anime dans cette ville-là, ce n'est pas tant la tour de Monsieur Eiffel, ni même les Champs Elysées. Trop de vues,Glamour_by_Novic trop de monde, ça gâche le plaisir. Non, j'ai été touchée par le contraste simultané. D'un côté les gens qui se pressent pour ne pas rentrer à la maison les mains vides . De l'autre, ceux qui couchent dehors, qui sont noyés dans la foule, qui sourient tout de même. C'est les SDF, c'est les gosses qui n'ont plus rien, c'est dégradant, un pauvre qui se colle contre le carrelage du métro, plus bas que terre. C'est du déjà vu, on me dira qu'on en voit tellement que c'est devenu une pièce du décor quotidien. J'ai pas l'habitude, c'est peut-être pour ça que ça me choque autant. Je ne suis pas une gosse de riche, j'ai tout ce que je veux sur un plateau de cuivre, sans même hocher du bonnet, je sais que c'est de l'acquis.

Eux, il n'y a pas d'avenir. C'est comme un cachet collé sur le front : vous n'avez pas d'argent, pas de quoi vous entretenir donc, sans fric pas de loyer, sans loyer, pas d'assurance de stabilité si l'on veut un travail. C'est une boucle qui se noue sur le mot "injustice", comme si cela pouvait embellir la distance, pour moins la côtoyer. Côté cour, côté cuisine, côté Présidentiel, côté déchéance humaine. Si même moi, avec tout mon confort, j'ai ma confiance en moi au plus bas, ces autres qui pourraient être nous ne se lient-ils pas à la désagrégation morale ? On apprend aux enfants à compter deux par deux, à manger proprement. On donne des bonnes notes pour les premiers, on ne suit pas ceux qui font des efforts. C'est comme pour tout, la société, ici à Bruxelles, ou là à Paris, on estime que d'avoir deux niveaux remplit l'équité sociale. Mais la complémentarité ne passe pas forcément par des opposés.

A côté donc de la justice qui s'égare, il y a aussi l'impuissance. Je ne sais pas nier tout ce qui se passe autour de moi, parce que je m'échaffaude l'esprit sur le terreau du regard aiguisé, mon coeur se sent tiraillé part toutes ces minuscules voix qui essayent d'ouvrir une porte vers mon cerveau. Ne jamais oublier, garder l'image.

C'est fait. 

PICTURE SOURCE

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