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Dans Les Derniers Episodes

Efc

29 novembre 2007 4 29 /11 /novembre /2007 19:29

Black_Out_by_caithness155

Bon bon, ça passe par les câlins, les bisouch, les chmouchmouchies, etc. Je ne fais aucun dessin. Trop de gens qui se gueulent dessus, donnent des baffes et se taisent.

Alors je me pose cette question : "pourquoi devient-on insupportable quand on aime ?"

L'image est bonne, on se lance des fils de couleur, rouge quand il y a passion, bleu pour amitié. On les tient fermement, comme si notre vie pouvait en dépendre. On gueule, on se sent en danger, on se fait crème, tout est trop acquis. Pourtant rien n'est moins instable que l'amour. Un coup d'oeil et on peut basculer vers une autre histoire. On s'en veut bien sûr, qu'allons nous dire à notre ami, qu'allons nous faire pour mettre fin à ce chaos sentimental ? On fait un carnage, des portes claquent, pour finir on se retrouve seul. Comme d'hab'

Alors si on devient intenable, c'est parce qu'on n'est pas certain de ce que l'autre ressent, on veut peut-être lui faire passer nos émotions en lui criant le plus fort possible dans les oreilles qu'il ne devait pas tacher la nappe. Après, un coup d'oeil, le regard ahuri : "mais qui est cette foldingue ?"...Sais pas moi, suis pas comme ça.

SOIT

Depuis hier, je suis entrée en phase de pré-hibernation, genre grizzly affamé de sucreries, langue pendante. En rentrant, j'ai vidé le stock de fruitella, je me suis ruée sur le dîner, et j'ai conclu la soirée avec un Twix glacé. Ce matin, brioches toutes tartinées de gelée de Fraises, miamimioum. Puis maintenant, un bout de Tarte au flan... Peut-être que je vais migrer aussi, j'ai regardé mon dos pour voir si des ailes n'y poussaient pas, auquel cas, j'aurai pu me choisir une destination de rêve. Mais non, je suis désespérément normale, faut croire.

D'ailleurs, plus standard que Mona tu meurs : elle s'est levée à 10h51 aujourd'hui, presque tombée du lit, à voir sa tête. MERDE DÉJÀ ??? Ben oui.. J'avais même pas entendu mon réveil sonner ce matin, vraiment, j'en peux plus de ça. Je n'ai plus un cycle du sommeil bien cantonné, je me fais des tours de cadran monstrueux, éveillée, ou endormie. Je n'arrive pas à capter comment j'arrive à bien cadrer mes journées, à me situer sur les semaines. Avant j'était un modèle d'exigence, 10h au lit, réveil 6h30, tous les jours, pas d'exception (enfin pas le week-end quand même). Maintenant je fais ma grunge, ma révolutionnaire hebdomadaire. Waouw, quel grabuge ! Rien, je passe mon temps à manger le soleil, à boire la nuit, j'ai trop peur de perdre tout ça trop vite.

J'ai mis une jupe aujourd'hui, quand je tourne elle fait une corolle autour de mes jambes. C'est bô ^^

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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 23:29

Pop_by_raeSIN

C'est comme ça, je prend bon nombre d'images, mes yeux font des clichés, je me poste sous un lampadaire, je cligne, je poste dans ma mémoire, et je poursuis mon chemin. Une vraie dingue. Ouich Ouich, j'assume. De toute façon je ne peux pas faire autrement, mon appareil photo (enfin celui de ma soeeeeeeeurette) est out, et je suis perdue. Je bombarde mon intérieur de ce que mes sens perçoivent. Je suis ouverte sur le monde, en constante recherche de mieux, de sensations grimpantes. Pourquoi faudrait-il que je ne sois pas réceptive ?

Tout le monde envoie des signes : "Tu me plais, je te veux, tu râles ?, tu es beau aujourd'hui, je t'aime, tu me manques, va-t-en". C'est une litanie, un train-train excitant, on se teste tous, on s'évalue. Si quelqu'un est faible, on le chasse, s'il est fort, on veut le battre. Ce n'est qu'une question de sensualité, de feeling.

Si vous vous posez un instant, c'est que déjà vous marquez le temps d'arrêt, celui propice à vous remettre en question. Les gens se dégoûtent, avec rien de moins qu'un quotidien réglé à la baguette, toujours la même chose, les mêmes rituels, les mêmes envies. Pas d'explosions inattendues, pas de chuinchuin pour un rien. Pourquoi faudrait-il que tout soit parfait ? Personne n'ose plus crier sa joie, bon dieu, qu'en diront les voisins ? Personne ne pense plus à la serrer dans ses bras, cette putain de vie.

Jamais, jamais. Et comme les rides se plaqueront, éternelles, les mains se friperont, et on ne gardera qu'une âme blanche, un voile effiloché. On retourne vers la malle de ses 17 ans : sniff, triple waouw, on retrouve ses journaux intimes, ses breloques, bizarreries, les objets fétiches, le nounours amputé d'une jambe. Rien que ça. C'est déjà tout.

Je n'ai pas moins de 6 cahiers de souvenirs, une boîte cadenassée, et près de 500 photos de moi de quand j'étais petite. De mes tas de fardes de l'école secondaire je n'ai rien gardé, de ceux de primaire, j'ai gardé ceux de ma première, l'année où j'ai appris à écrire, à lire, à écorcher mes livres de ma lecture incisive. J'étais fan des voitures plutôt que des barbies, nunuches en tutu. Par contre j'adorais les polly pockets, leur packaging, leur agencement, tout était nickel, jamais de rangement à faire, on ne perdait que les poupées. De mon enfance j'ai tout retenu, parce que c'était mes plus belles années. Il y a eu le vide de mon adolescence, et je revis depuis quelques années, deux ans il me semble. Plus ou moins.

Je n'ai pas fait gaffe au gâchis que j'avais fait autour de moi. Pas de mal pour les autres. Mais ma robe traînait dans une boue collante, à cause de... Je ne pouvais plus avancer, c'était devenu honteux et intenable. Alors j'ai explosé. Je suis chiante, égoïste, solitaire, misérable, une triple andouille, mais je m'apprécie parce que j'ai réussi. Je ne parle pas "dans la vie". J'ai réussi "mon pari" : celui de faire ce que je veux, en faisant semblant de faire comme tout le monde. J'ai déjà dit que j'étais bonne comédienne, non ?

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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 13:23

Sans_titre

BELGIQUE

Cher pays qui est le mien, tu m'indignes, tu me répugnes, les gosses de tes rues sont à la porte de leurs propres écoles. Pour la school dans laquelle ma soeur doit s'inscrire, depuis ce matin, des gens campent sur leurs pieds, devant l'établissement, pour pouvoir inscrire leurs enfants...VENDREDI ! Donc déjà nous avons des ânes, je me dis. Mais que dalle, en plus d'être des animaux extrêmement niais, ils ne sont pas les parents des futurs élèves, mais bien des GENS EMPLOYÉS par la bourgeoisie du coin, payés 500 euros par celles-ci, pour tenir leur place jusqu'à la fin de la semaine, avec des roulements... JE RÊVE OU QUOI ?? !!!! Encore plus fort, toujours plus loin, certains prennent des tickets et les vendent (essayent hein, faut pas exagérer non plus) 1000 euros.

Mais pourquoi, me direz-vous, français que vous êtes, ces gens font-ils la file ? Cette école est-elle un modèle du genre ? Un nouveau programme de cours excellent y est il enseigné ?

Ben non

Il y a juste qu'une tarte enflée répondant au nom de Marie Arena, ministre de l'enseignement - teuh teuh teuh- a eu la méga idée (je ne vous dis que ça) de faire un décret censé gommer les différences d'admission dans les écoles, en ne laissant plus de priorités à ceux qui avaient plus d'appuis financiers. Ha ha, je ris. Cette gourde n'a fait qu'exagérer les malentendus, les gens se battant pour obtenir une place pour leurs mioches. Finalement, ce sera encore les plus "démunis" qui souffriront de ne pas pouvoir faire suivre un enseignement correct à leurs gosses, juste parce qu'ils travaillent pour gagner leur vie pendant que les culs dorés font la file 48h avant l'inscription.

Les préaux seront mis à disposition dès aujourd'hui pour éviter que les nantis du coin ne souffrent du froid. Oh les pauvres, des gelures leur aurait fait du bien. Mais je m'égare, toujours encore, c'est le gouvernement qui a fait n'importe quoi, on est en pleine glissade sociale, on adopte des décrets qui n'ont pas lieu d'être, comme si on n'aura pas encore plus de compromis parents-riches/directeurs, maintenant que les premiers arrivés sont les premiers servis.

J'hallucine.

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27 novembre 2007 2 27 /11 /novembre /2007 22:14

Image hébergée par servimg.com

Le monsieur "grand malade" du jour : je désigne Gauvain. Il a réalisé ce dessin de moi sans ma permission, et c'est tant mieux. Grâce à ça, je suis devenue narcissique en deux secondes, tellement j'aime, tellement je m'adore. Vive moi et mes brushings qui ne tiennent pas une journée (ce n'est pas faute de tirer de tout mes meugnons petits muscles sur la brosse ronde), vive moi pour mes jeans à ourlets (où t'as été cherché ça ??) et vive moi et ma pitch'oune. Le détail qui touche : les vans, magnifiques représentantes de la culture pop, toujours haïes par moi-même, car portées par des triples nazes. M'enfin là je trouve qu'elles me donnent l'air de marcher avec des chaussons, et c'est doux.

Voilà donc, après le grand plaisir du jour, les grandes désillusions contemporaines :

Les gens sont tous à baffer. De dehors, toujours calme je suis, stoïque, impassible, et dedans, c'est eux que j'écrabouille sous mes pieds, saloperie, méchanceté accrue par leur mesquinerie. Il y a des jours comme ci, des gens comme ça.

Je vais faire un massacre dans une rue fréquentée, les yeux éclatés par la fureur d'avoir été scraboutchée par un inconnu.

Je hais le type qui bloque l'escalator, alors que de mes yeux je vois le métro me passer sous le nez. Je hais attendre le train pendant des heures dans le froid (saleté de conducteurs de chouk chouk). Je hais devoir payer mes trajets sans me faire contrôler une seule fois. Je hais ne pas encore avoir reçu mon magazine scrogneugneu, je hais tomber sur un (le seul) morceau pourri de ma mandarine et de ne m'en rendre compte que quand il est bien écrasé entre mes dents, dans ma bouche, béééééékeusss !

Donc comme il m'en arrive des vertes et des pas mûres, j'ai le cerveau en hallucination. Je suis en téléportation mystérieuse vers "cui cui land". Magnifique. Le tout sans fumer aucun petch, sans boire aucun alcool, sans sniffer. Pas bien ça. Peut-être que je suis atteinte, mais vous l'êtes plus que moi, ils y a ceux qui ignorent qu'ils ont une vie, et ceux qui le savent mais ne bougent pas de leur lit. Je suis au milieu, un parfait malentendu, vu que je sais que j'ai une vie, je la mange par tout ses côtés à la fois, pour ne pas risquer d'en perdre une seule miette. Je m'évade, tout le temps, je ne me restreints pas. Dur dur, d'être madame pic de glace quand mon coeur est plus mou qu'un chamallow passé au mixer et fondu sous les ondes de mon micro-wave oven. Mais je survis parce que je le vaux bien (dit-elle en faisant une choré de torture pour son cou, genre pub l'oréal, en moins sexy, mit torticolis à la clef), et parce que je viens d'engouffrer un Pim's, et nom de dieu, c'est very delicious smurk.

Bon bain d'hystérie

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26 novembre 2007 1 26 /11 /novembre /2007 18:14

Jolly_by_BeBz

            

Des fois j'ai l'impression d'être chaussée de palmes africaines quand je marche, tantôt l'allure cow-boy des prés, tantôt la grâce d'un mafioso. Mes jambes ne me plaisent pas, plus, et mon stepper m'accuse de son regard ultra méchant et persuasif : faut qu'on remette ça. Le sport en hiver, il n'y a que ça de vrai. Ça donne le tonus qu'on perd, parce qu'il fait moins soleil, parce qu'on s'empiffre tel des truies quadragénaires pendant plus de 3 mois. À chaque jour sa tablette de chocolat, à chaque jour les 5000 marches de la machine de torture. Ce qui est bien c'est que quand tu en descends, tu crois encore être occupé à monter vers le ciel. Très...euphorisant !

Je n'ai rien étudié aujourd'hui, rien foutuch. J'ai la pêche comme contraste à mes autres jours moroses, à mes passes de tristesse. C'est le temps qui veut ça, les gens aussi. Si je ne souris pas, alors tout s'éteint d'un coup, c'est monstrueux. Je tiens la chandelle, essaye de la rallumer, ça me bouffe les yeux, j'en pleure tellement ça fait mal, mais il faut que ça tienne, que ça dure, parce qu'autrement, chaque joie qui passe laisse une nostalgie écoeurante. Et je souffre de cette maladie. Toujours penser au passé, calculer à l'imparfait, revoir son histoire au passé simple. Rien n'est présent, tout fuit avant même d'en écrire l'existence. C'est d'écrire un livre qui n'a pas de page suivante, même si celle-ci apparaît alors qu'on la pense, et cela à l'infini. C'est mordant aussi.

Il faudrait que je me crée un chansonnier. Tous mes textes s'éparpillent sur le sol de ma chambre comme de belles feuilles d'automnes. Très joli, touchant, toute cette spontanéité. Mais le bordel, même si ça fait artiste "què c'è magneufiiiiiique!", pour trifouiller la dedans, c'est intense, et peu comique. J'ai beau me faire les cheveux, si je plonge là-dedans, j'en ressors avec des mèches volantes, le rouge aux joues, la main brandie tenant un minuscule feuillet où se parlent, ridiculement étalés, trois mots magiques, écrits la veille, une phrase à ne pas oublier.

C'est toujours comme ça que ça se passe. L'inspiration est un modèle de détachement de soi, quand ça arrive à nous faire oublier le monde autour, c'est gagné. On se laisse prendre, cela peut durer un instant, une heure, couler par intermittence. Et c'est alors que je cherche désespérement des yeux un bout froissé, quelque chose, n'importe quoi, de quoi écrire. L'illumination est nocturne, diurne, s'éparpille sur mes paupières, revient, me caresse la main. Quand je n'ai pas le temps, que je suis lâche, parce qu'il est tard, et que je me débats dans mon lit pour résister, au pire, je me dis que je m'en rappellerai. Du poème, du texte, de la sensation. Mais ça me gagne toujours, la peur que tout s'envole, alors je sors la main de sous la couette, éparpille le tapis de papier qui s'est posé à mes pieds, pour tomber sur un crayon, écrire. C'est ma seule arme. Je n'arrive même pas à en être fière. C'est toujours le regard d'un supérieur à soi que l'on cherche, pour qu'il juge de notre travail. Mais on m'a trop malmenée, en français, toujours nulle, jamais rien dans le crâne. Sale gosse.

J'ai passé une bonne journée.

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24 novembre 2007 6 24 /11 /novembre /2007 22:46

Pop_by_Maceo_x_

J'ai l'art de m'émerveiller. J'ai l'air d'un gosse, depuis que je suis petite, depuis que je vais être grande. Mais au fond, je ne suis qu'une gamine en patin à roulettes, les couettes, le chewing-gum rose bonbon collé entre les dents. Gniagniagnia.

Je cherche les couleurs, les ambiances qui collent à mon imaginaire. Du flash, des échos d'artifices, des paillettes qui collent à la peau pour souligner la douceur d'un éclat d'or. C'est une parade magnifique, les gens se sourient mais sont hypocrites, je côtoie les monstres et les fées, les voiles se prennent dans les cheveux longs, se déchirent dans les épines comme de vulgaires mouchoirs de papier. Personne ne pense à l'autre, tout le monde tourne sur soi, comme si de voir ses pieds suffit à se faire un monde.

J'entre donc enfin dans la phase de chianterie abominable qu'est le blocus, qui me bloque les chacrats et m'empêche de voir au travers de mes syllabus. Dès demain, c'est chocolat et bloc-notes, bla-bla, réciter, lire, copier, coller, photocopier, s'arracher la tignasse, les lunettes complètement skives sur mon nez. Vous voyez le genre. Si métaphore il y a c'est bien ça : "c'est comme d'entrer dans un bain bouillant qui anesthésie et enlève force, courage, et détermination". Avant même de commencer tu souffles comme un boeuf asthmatique...Classouille, dites moi !

Ça passe par des phases d'énervement, contre moi, contre mon cerveau qui est trop perturbé par ce qui m'entoure que pour se focaliser sur mes petites notes de cours, et ce que je dis tout haut. Toujours, je chipote, je dessine, ça part en tribaillade, je me passe la main des milliers de fois dans mes cheveux, je ne tiens pas 10 minutes assise. Je me fais alors de mini stress, je tourne la tête vers la droite, vois le planning 1m sur 50 cm collé contre ma porte, qui m'envoie des dates fluotées dans la face, le message subliminal étant "tu vas bosser oui !"....Oui chef, bien chef.

3 minutes après, je suis en bas occupée à boulotter une tab' de chocolaaaaaaaaaaat...Vive moi.

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23 novembre 2007 5 23 /11 /novembre /2007 21:46

Looking_for_Water_in_Mali_by_anthonyasaelPaix, calme, pour volupté aérienne. Jeune fille malienne au bord de l'eau. Magnifique.

Il faut que je reste polie, que je me tienne, que je prenne la route, toujours droite, le regard au loin, jamais ciller, jamais trembler de se voir atteinte par le monde. Je reste stoïque.

Pour chaque minute son humeur, je me prend à penser lunatique, merveilleusement douée pour parcourir l'éventail de mes comportements. Tantôt éclatante, tantôt jolie copie d'une fille au bord des larmes. Ou autre.

J'ai encore fait trois chansons cette semaine, comme si d'aller bofi me rend plus productive. C'est con. Les mélodies viennent plus vite, toutes seules, ça coule par ma voix, inattendu ! J'essaie de me faire tendresse depuis quelques heures, prendre des gants pour ne malmener personne. Sinon je regrette de m'être emportée, je fais vite mal, et sans remords.

Je suis rancunière.

Mais à longue distance, 20, 30 ans, tout passe, se refroidit, et ressort sur grand écran, fresque de mes horreurs. Je n'oublie pas, parce que chaque coup de griffe est important, chaque tir me troue d'une balle. Mais je ne referme pas les plaies, je ne soigne aucune blessure. C'est d'aller vers l'avant qu'il s'agit, même si je suis en haillons, même si je trébuche et que je parviens à peine à tenir la grand route. Il faut que ces billes, mes yeux, tracent, transpercent, soient francs. Je ne mens pas, je suis honnête. C'est peut-être ça qui me juge...et me traîne.

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23 novembre 2007 5 23 /11 /novembre /2007 18:44

Commémorant le triste anniversaire de la tuerie de l’école Polytechnique de Montréal, où 14 jeunes femmes ont trouvé la mort sous les balles d’un désaxé misogyne en 1989, le 6 décembre sera l’occasion d’affirmer haut et fort que « la violence, c’est assez », en portant la boucle blanche signifiant que la violence conjugale, le harcèlement et l’inceste dont sont victimes des dizaines de femmes chaque année sont intolérables.

Chaque année, des millions de femmes sont victimes de violences. Elles se taisent, ont honte d'être harcelées moralement, ou physiquement. Il y a celles qui meurent, celles qui arrivent à fuir, d'autres qui restent, malgré les coups, malgré les bleus.

Tantôt physique, tantôt psychologique, souvent sexuelle, parfois raciale ou économique, la violence faite aux femmes se vit partout et sous toutes ses formes. Que ce soit en public ou dans l’intimité, dans la famille ou au travail, la violence brise quotidiennement la vie d’une fille, mère, grand-mère, soeur, belle-soeur, cousine, tante, collègue, voisine, amie, sans aucune discrimination à l’égard de l’âge, le statut socio-économique, l’orientation sexuelle, la culture et la religion.

Une humiliation gratuite, parce qu'elles sont femmes. Si elles se font violer, certains pays les condamnent sans punir leurs aggresseurs. Par la mort, la torture.

Cette campagne internationale est née de l'initiative d'hommes de l'Ontario et du Québec après le massacre de 1989. Elle débute chaque année quelque semaines avant la date du 6 décembre, le 25 novembre étant la journée internationale des violences faites aux femmes. Pour attirer l'attention sur un sujet trop souvent "tabou", ou rejeté aux oubliettes parce que devenu banal, trouvez un ruban blanc, et portez-le. Il n'est jamais trop peu que d'agir seul.

Pour recevoir un ruban blanc : Belgique

Passez une bonne journée
                                          
                  

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22 novembre 2007 4 22 /11 /novembre /2007 21:01

Copie_de_CALA_GONONE_2007_MONA_075Je suis restée des heures à me poser des questions, à me torturer l'esprit, pour me faire avouer, vomir des choses qui me perçaient le cerveau. C'est comme de se remettre en question, sans socle de départ, sans point d'arrivée.

Je vais bien aujourd'hui. Mieux qu'hier, moins bien que demain, je l'espère.

Toujours un bon soleil le matin, ça tombe comme un charme dans ma chambre. Une teinte d'or qui se colle à mon coeur. Un bonheur de matin. Je me lève, reste assise sur mon lit, je regarde le monde comme il est brouillé, cligne des yeux, rien ne change. Il fallait que je tâte le sol pour trouver mes lunettes. Un monstre aux cheveux bruns qui descend les escaliers, lit le journal pour la première fois depuis 2 semaines. Peut-être que j'en ai marre de voir la Belgique qui s'enlise, les chamailleries communautaires. Peut-être que j'ai déjà assez à me gérer moi-même que de m'occuper du pays où j'habite.

Je tourne la tête, la tête me tourne, je regarde par les vitres de ma véranda, mon jardin maigre en verdure, les arbres squelettiques auxquels pendent les dernières pommes de l'année. Rouges. Mon con de chat, les jarrets toujours aussi atteints, me regarde par la porte, cherche à entrer, comme si j'allais lui ouvrir, par compassion, par pitié. Rien, il reste dehors à miauler, et je monte comme un roc, je n'entend pas sa misère de félin. Il hérisse les poils de mon humeur. Lui foutrait bien une baffe oui.

La pile sur mon bureau, mes piles à plat, je ne suis plus l'égérie d'Energizer, et pourtant, j'ai besoin de sensation de vitalité. De renouveau. Il me reste un mois avant les examens, plus ou moins, le charcutage officiel d'étudiants naïfs,  ça m'énerve. Comme d'habitude. Si j'avais préféré devenir exploratrice, j'aurai été en Amazonie, j'aurai tapé converse avec les indigènes, et je serai revenue. Pour la Norvège, les lacs, le froid. La neige me va bien. J'attends que ça tombe comme chaque année. Je suis née le 22 décembre 1987 en début d'après midi, une petite larve chevelue, joufflue, un bébé innocemment gentil. J'ai grandi, j'ai bientôt 20 ans. Ça tourne, ça roule le temps.

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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 22:13
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