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Dans Les Derniers Episodes

Efc

1 mai 2008 4 01 /05 /mai /2008 11:16

scream_eye_by_NYMPHITAMINEJ'ai l'impression que c'est l'air du temps qui veut ça. Quelle douceur, la vie au ras des pâquerettes, on aimerait changer le monde avec un brin de paille coincé entre les dents. C'est d'une douceur magnifique, un trait, un voile qui se colle à notre peau, s'en imprègne, nous marque d'une cicatrice incandescente. J'ai baigné dans cette atmosphère de mélancolie heureuse pendant plus d'un mois, et j'en sors enfin, comme je guéris petit à petit. Je suppose que toutes les choses se terminent toujours au même moment pour que l'on puisse commencer d'autres rêves sur un nouvel appui. La nature est bien faite.

Puis je me regarde dans le miroir pour voir les traces, le nez meurtri par les mouchoirs trop rêches, les joues roses, le front pâle. J'ai toujours eu un teint de fantôme, encore eussent-ils vécu ces idiots-là, mais ma peau est transparente, manque de vie, elle doit réapprendre à aimer le vent. J'avais oublié les arbres, les voilà fleuris jusqu'au bout des branches, les pétales qui s'envolent et atterrissent en poésie sur le sol chauffé au soleil.

Cette lumière, cet éclat, et toute cette animalité qui me glisse sur les bras signent la fin du chapitre des romances qu'on s'égare à rêver, c'est un début charnu, mâture, qui s'offre à mes lèvres comme un délicieux roman de guerre. Là où l'on revendique, là où l'on gâte le public d'un spectacle effroyable. Quel carnage pourrais-je faire !, j'aurai tout gagné à battre moi même la terre qui se refusait à mes pieds.

Tout ça pour dire que c'est le blocus mes p'tits gars, la grande saison des examens. Un coup de fouet inimitable.

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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 22:31

5efa1ba5aa2f174cD'abord ça s'insinue comme un serpent se hisse sur une épaule. Il n'y a pas d'accrocs, on sent se balancer le chant du reptile, comme un signe sournois que le bonheur du moment risque de tourner au morbide. Et puis ça commence, ça s'attaque à la tête, la fièvre cadenasse mon front, j'ai peut-être été allongée plus que de raison, mais ça s'étendait à une vitesse fulgurante. Mon ventre ne suivait plus, manger était dérisoire, on en veut à cette ballade mièvre qui nous à piqué notre coeur. C'est un poison, c'est un sarcasme, un soubresaut qui me brise en larmes. Si je ne passais pas le jour, j'en aurait voulu à la bête qui me poignardait les sens. Je lâche les tensions, ça ne résiste même plus, et quelle idée de briser son ego dans une valse écoeurante. J'ai réussi à reprendre le dessus en 5 jours. Je suis faible, je suis sans ressources, le monstre a laissé derrière lui des crachins infectieux. D'une maladie à l'autre, je réfléchis, mais je ne vais pas franchement mieux.

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16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 21:33

Tout le monde fait la bise.

Je sais pas d'où ça vient, qui est le turlututu chapeau pointu qui a inventé la coutume de se coller aux joues de tout un chacun mais il devait être drôlement inspiré. En BelgiK, c'est un bisou, deux en France, 3 en Hollande, quelle joie. C'est soi-disant un signe de reconnaissance de l'autre, notre manière de lui prouver qu'il existe au bonjour, comme au bonsoir. Mais, Jacqueline, ça te donne pas mal de tête ?

Je n'ai jamais eu ce besoin latent que d'embrasser toutes les personnes qui me côtoient parce que justement, ne pas le faire m'assurait d'une certaine manière que je les reverrais le lendemain. Se quitter pour mieux se retrouver, faire comme si les heures qui nous avaient séparés n'étaient que des minutes, des secondes, du vent.

Puis il y a aussi caché derrière tout ça, mon ambiguïté sans cesse délivrée, pour fausser la piste de quiconque voudrait me suivre derrière les pans du chapiteau de mes secrets. Je n'aime pas me livrer, je n'aime pas toucher, sentir, frôler sans cesse. Sauf par intérêt. Sauf quand j'aime. Et encore, je peux ne rien faire, il n'y a pas de règles.

Je me souviens qu'avant, je considérais EL BESOS comme la trappe d'intimité, permettant de toucher à l'autre. On s'approprie l'espace d'un instant la peau d'un individu, sa rugosité, ou son velouté, les effluves du parfum discret niché dans son cou. Je laissais miroiter les romances dans ma tête, je prenais la pression sur ma joue comme un signe d'amour respectif, caché des autres derrière la conventionnalité du baiser quotidien.

the_kiss_by_jking1972

Puis j'ai commencé à dériver. Je faisais la bise quand je voulais, je stoppais nette toute future embrassade sous prétexte de mon ennui, la soudaine envie d'aller aux toilettes pour me rafraîchir le visage s'insinuait de manière récurrente dans mon esprit. Je tendais la main à l'interlocuteur, je faisais comme les mecs.

C'était pratique.

M'enfin, vous allez me dire, ce n'est qu'un malheureux lèvres à joue, que puis-je bien y reprocher si ce n'est la proximité ? Je m'insurge juste contre le fait que nous fassions certaines choses par obligation, et pas selon nos envies. Il se peut que l'atmosphère prenne une teinte lunatique, que vos amis s'en retourne vers des horizons plus ordonnés, je m'en bats l'oeil avec une patte de mouche. Si on ne peut plus apprécier un moment parce qu'il se répète dans le temps comme une horloge pointilleuse, ça me branle.

Donc cette bise m'énerve, gna gna gna, elle fait passer par monts et merveilles mais tu te rends vite compte de la supercherie. T'as le type qui pue que tu ne veux même pas toucher de loin, la nana qui te fait descendre ta people attitude à moins l'infini juste en lui lançant un regard, il y a le perdu de service, la tante névrosée, la pétasse de service qui t'adoooooooooore même quand tu chiales. Tous ces gens, tu dois leur faire la bise. J'insiste, avec les deux lèvres bien appuyées sur leur jouninette, parce qu'on braque les yeux sur ta caboche quand bien même tu ne fais rien de mal. Si tu refuses, on demande si une mouche tsé-tsé t'a piquée. Ben non, c'est juste que faut faire des choix dans la vie. De qui on veut s'approcher, et de qui on s'interdit carrément tout contact...

J'ai fait le choix malheureux de ne faire la bise que très peu souvent. Parce que quand je suis là, on le sait, on l'entend, on le voit. Pas besoin que j'en rajoute, tout le monde deviendrait dingue si je sautais au cou juste pour dire bonjour. Et ce n'est pas parce que je ne fais pas un "cheek to cheek" que j'aime moins pour autant. Il y a cette nuance qui me différencie de ceux qui ne comprennent pas mon attitude : une bise n'est rien comparé à ce que je vis. C'est une foutaise, une tarte à la crème, une grande farce que je préfère me garder pour un autre moment. J'ai aimé des gens, j'ai soutenu des personnes, j'ai tenté de faire de mon mieux.

Le reproche d'un baiser oublié est le signe d'un amour que j'aurais négligé. J'y fais gaffe.

Be_Free_by_jeffreyverity

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11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 20:59

Judy__by_cherry_tale

Je voulais entretenir l'anonymat plus longtemps, mais apparemment trifouiller dans mes espaces virtuels est à la mode. Ma soeur a vendu la mèche sur l'existence de mes feuillets blogiens, et j'ai pu constater une réaction surprenante de la part de la personne maternelle : "pourquoi ne te fais-tu pas sponsoriser pour gagner de l'argent ?". Monette cogite, monette s'agite dans son sofa défoncé. Ce pourrait-il que quelqu'un soit intéressé ? Il semble que non, je ne fais qu'écrire sur moi, parler de moi, de ce que j'ai, de ce que je fais, ou ne fais pas. Et diantre, qui voudrait soutenir oeuvre pareille ! Je n'ai aucune classe, j'écris comme je parle, pour ça pas de doute, l'authenticité du cachet de ma personnalité est conservé.

En cela, je pense que mon blog se distingue des autres par ma façon toute relative de parler de moi sans le faire. Au fond, vous ne savez rien, je ne crache sur personne, ne suis ingrate en aucun cas, à part contre moi quand je fulmine d'être lâche ou hypocrite. Mais c'est tout légitime, tout le monde le fait.

Alors je me demandais comment faire pour rendre mon blog sensiblement plus attrayant. Devrais-je commencer à parler des people ? A m'extasier pour les Tokio Schmotel ? A me triturer les neurones sur la marque de cosmétique qui remporte mes faveurs pour le mois ? Lancer des sondages peut-être, du genre "tu épluches tes pommes toi avant de les manger ?", ou encore savoir qui avoue secrètement aimer la TCK.

Je suis toujours hallucinée de voir comment certaines personnes arrivent à tomber sur mon blog. Tu te dis que c'est peut-être une piste, voir ce que le consommateur recherche, prévoir ses attentes. Mais j'ai des spécimens moi.

Il y a le zigoto qui tape "pute" tous les 4 jours, et qui clique sur mon lien googlien pour tomber sur la page de cet article. Rien à voir. Celui qui veut savoir comment tondre son bichon maltais, qui a fait l'amour et la révolution avec un poulet déplumé tout en ayant le fantasme d'une garce maquillée à outrance. Une personne cherchait une certaine Monette Lagoutte, à savoir si elle fait gamine à 17 ans, et si elle pouvait faire l'amour en ayant l'air d'un Sarkozy bourré. Puis il y a les questions existentielles "revoir les feuillets d'M6 ?", "que faut-il donc faire pour avoir des joues roses ?", "tu m'aimes si je m'habille bien ?". Un escarpin perdu, prendre rendez-vous avec le rhinologue et ce pour enfin voir un ciel bleu et la mer en 3D.

J'ai donc établi le profil idéal de mon lecteur :

Il n'a pas de sexe, mais est accroc, zoophile à ses heures, entretient une passion ardente avec Monette Lagoutte, elle-même bourrée à l'occase, et travaillant chez M6.

Tu parles d'un honneur! 

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6 avril 2008 7 06 /04 /avril /2008 17:05

The_Spring_Is_Peeking_by_FurtiveLungsCouchée sur le divan extra-large made in Ikea, le genre qui a un nom de trouduc pas prononçable, j'ai mis ma vie au point comme on zoom avec un objectif. Tu parles d'une facilité, j'avais un bubble gum qui me barrait l'horizon.
Tension maximum, la peau rose du machin tendue comme une baudruche. Splash. Plein le nez, la bouche, les lèvres. Et vas-y pour décoller tout ça.

Ma bubble story, ce n'est pas une histoire d'amour, ce n'est pas un conte de fée, ce n'est pas "mona qui gagne à euro-millions", ce n'est pas le gâteau avec sa cerise. C'est encore moins une parade avec des potes, des gobages de flan, un tour de dancefloor, ou un tout schuss sur des skis.
Je fais du snow moi de toute manière, bande de ringues.

Je passe mon temps à tout analyser, à faire des plans, des magouilles, des stratagèmes. Je parle trop, trop vite, je dis rien, je m'éclipse, je change de camp, j'arrête de crier, je teste les gens pour voir si eux aussi vont s'énerver. Et si je ne pige pas, je m'emporte, je m'emmure, seule, jusqu'à trouver. Pas bourreau de travail, mais obstinée, motivée, pour ce qui me plaît, me touche, s'attache à mon coeur, je reste des heures à regarder en l'air pour voir si la goutte qui tombera changera la couleur de mon ciel. Mais ça reste gris, ou vert, jamais bleu, des fois turquoise. C'est l'environnement qui veut ça, ma mauvaise passe, mes jeux de mots qui lassent, où s'éteignent trop vite. Suspendre, laisser poindre la folie, ma touche d'amour, mes idées qui délient ma tête de son poids quotidien.

Besoin d'écrire, de lire, de m'épancher, et je ne peux pas le faire. Parce que pas ma chambre, pas de papier, pas le bon bic, pas le bon moment, pas les bons gens, j'attends qu'on vienne me piquer à vif, me secouer la charpente, qu'on vienne m'ébranler pour que je puisse bien me dire qu'on ne m'oublie pas.

Quel brouillard nom de dieu.

Sûr que c'est pas vraiment le message de retour qui fait plaisir à lire, mais quand il faut il faut. J'irai mieux.

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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 22:15

Pause____legere_pause_II_by_edredon

Je fais rarement de pause blogienne. J'aurai pu prévenir plus tôt, mais il se fait qu'il faut toujours laisser passer le temps pour se rendre compte d'évidence. Il y a de toute manière de quoi se sustenter ici, pour ceux qui auraient envie de rire, de s'asseoir et de s'échapper un moment de ce qui les accablent au quotidien. Je valide l’inscription de ce blog au service Paperblog sous le pseudo politeme

Je reviendrai dans quelques jours. Quand j'aurai envie d'écrire. Pour avoir vraiment quelque chose à dire.


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24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 20:28

this_is_love__right__by_fantasiafaerieToi chez toi, tu clignes de l'oeil, tu piques du nez, tu n'as plus conscience du temps. Tu es fatigué. Et je dis non, c'est la révolution, branle-bas de combat dans les pieds, fous-toi des baffes, fait claquer tes sandalettes sur le sol ciré au Carolin savon de marseille. La claaaaaaaaaaaaaasse, gertrude, mate moi le moonwalk !

J'ai un peu tendance à faire des généralités de simples cas qui m'entourent, parce que quand on vit dans un certains environnement, on se dit que ce que l'on voit fait office de banalité. Donc, je vois des gens qui sont sans cesse fatigués, exténués, à bout de force, à qui il manque une tablette de chocolat entre les dents, et trois tubes de juvamine dans les pattes. Remuez-vous le popotin, que ça swingue dans la casbah! Je veux de la bonne humeur, un sourire éclatant, une volonté de battant à tous les étages. T'as jamais vu comment dans les films ils ne sont jamais crevés ? Non, ça ne leur arrive que quand ils ont un coup de blues, puis le lendemain, dans la rue, la fille blondasse-pétasse (cette fille là, pas une "simple" blonde), qui se plaignait d'être la plus malheureuse au monde, se cogne donc à Ken number 2 (pas celui qui a été pondu par maman Mattel, l'autre), et ils vont au starbuck's coffee s'enfiler des donuts au nutella et des cafés en veux-tu en voilà, en se lançant des regards pleins d'amour.

Je vais t'avouer un truc : c'est pas la vraie vie ça, on l'aura tous pigé.

Tu crois que si moi je bouscule un grand nombre d'inconnus dans une rue, genre des trop beaux, trop canons, je vais un jour tomber sur le man de ma life ? Que dalle. En Belgique c'est simple, tu y nais, t'es foutu. D'abord parce qu'il pleut, et que la pluie c'est l'ennemi numéro un de ma frange top classe. Même le l'Oréal (tu le vaux bien de mes ****) extra-liss ça ne te fait pas tenir la tignasse deux secondes dans un climat hystérique d'humidité. Ça sent l'arnaque à plein nez. Puis en tant que belge, tu ne sais pas causer, t'es sympa, mais pas intelligent, tu bois trop de bière, va à trop de manifs, d'évènements culturels, t'as un boulot trop intense, une maison trop petite, une famille à la mode "qu'est-ce qu'on va bien pouvoir faire de toi", et puis le must (not have), c'est le chocolat.

Oui le chocolat tue l'amour, te feras entrer (ou rentrer, c'est selon) dans la spirale infernale du "bouton - glouton - pas bon". Donc tout ça pour dire, que je comprends la morosité, mais que je ne la cautionne pas pour autant. Depuis deux jours, la monette elle carbure à la meilleure recette du monde, les endorphines du bonheur. J'ai battu le record de sollicitation zygomaticale, même seule dans ma chambre je fais des sourires au mur, là où t'as jeff buckley, le mec d'hallelujah, enfin de sa reprise, qui torse nu et la bouche grande ouverte, répond à mon smile de la mort qui déglingue ta logique, et la mienne de par la même.

Tu auras pigé le fin mot de la fin de l'histoire, tellement finement ciselé, que ça t'apparaît comme un mot illuminé par mon enthousiasme débordant : AMOUR. Il me faut de l'amour, tout plein d'amour, une potion comme dans shrek, ou n'importe quoi, mais pas un truc cul cul à la Disney. D'abord j'aime pas les brushing des prince charmants. Et puis la robe à froufrous de la belle au bois dormant, t'es gentil, mais on voit pas mes converses si je mets ça.

True_Love_by_are_you_happy_now_

Tout ce discours de bons sentiment par en sucette, n'essaye même pas de comprendre où est le début de la fin de mon histoire sur le happy being et ses bons côtés, je ne m'y retrouve même pas après relecture. Dans le genre, mon cerveau a dégobillé ce qu'il pouvait, t'as qu'à faire ta popote pour retrouver ton chemin.

Keep smilin' guys.

PS: Le prochain qui se fiche ma poire pour mes dessins, je lui fais avaler son contrat de naissance.

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11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 20:53

untitledIl y a, dans l'idéal des garçons, une sorte de mi(di)nette qui porte des jupes ras-del'touffe à tout bout de champ, les yeux smokés, les joues roses, le sourire blanc comme l'émail d'un cabinet extra propre. Elle est affublée de talons casse-gueule, est bête comme un pot, mais bonne comme le nutella pour qui veut goûter à la miss. Faut dire aussi qu'elle a tellement de gadgets sur elle que habillée, elle pèse deux fois plus que le poids que dame nature lui donne. Il s'agirait d'une meuf femme.

On m'a demandé il y a peu : "c'est quand que tu t'habilles comme une femme ?". Je ne sais pas trop ce qui m'a dérangé dans la phrase, si c'était le fait qu'elle venait d'un mec, qu'il y ait une énorme faute de syntaxe, ou qu'elle me mette devant la réalité tout voilée qu'elle était jusqu'à présent : que je m'habille comme une gamine.

Entre nous, j'ai déjà tout essayé, les jupes, le maquillage à outrance, les poses consternées et les ennuis propres à l'adulte. J'ai porté ces bling-bling qui te font descendre de quelques centimètres dans la terre vu le défi que tu lances à la gravité en portant des bracelets de trois tonnes complètement inutiles. Pour les talons, j'ai aussi donné, je sais très bien marcher sur des échasses, mais justement, vu mon calibre physique (très proche du diamètre d'un fil de pêche) on dirait tout de suite une espèce d'anguille équatorienne qui aurait été paralysée verticalement. Tu me suis ?

Si tu prends en compte que je suis une chieuse, qui ne cherche jamais que le côté pratique de ce qu'elle vit, tu ne m'auras jamais dans une tenue que je juge ridicule tellement elle dégarnit la femme de sa beauté naturelle (admirez la modestie). J'aime les jeans, les slims ou les tuniques, mes converses et mon économie de bijoux. Ça m'enquiquine qu'on me rapporte qu'à 20 ans il est temps de sortir ses talons de l'armoire, histoire de donner l'impression au monde qu'on prend ses responsabilités. QUE JE SACHE, VOIR LE MONDE DE DEUX CENTIMÈTRES PLUS HAUT REND-T-IL LES FILLES PLUS INTELLIGENTES ?

---!!! NON !!!---

D'accord, ça rehausse le popotin, cambre la colonne, t'allonge le cuisseau, mais ça te donne en prime mal au dos et au petit doigt de pied qui doit, pour faire plaisir aux autres, se serrer contre le bord de l'escarpin. Tu risques de t'étaler de tout ton long en pleine rue piétonne, parce que les dalles, c'est le danger suprême de la godasse de femme. Et puis une fois arrivée chez toi, le soulagement, les pieds nus sur le sol te rendent hommage pour la libération du camp des orteils comprimés. Quelle fête.

fashion__by_GiselleatdeviantartOui, ça fait fantasmer les garçons, mais non je ne m'abaisserai à la futilité de la chose qu'en cas d'occasion extraordinaire à savoir : un mariage, un bal, un tapis rouge à Cannes, un défilé Dior, ou un autre truc où tu dois être classe. Sinon t'oublies.

Pour conclure, je vais rassurer tout le monde sur le fait que je ne porte pas non plus des baskets hello kitty , je sais très bien que la vie est une salope, et qu'il ne faut pas la faire chier. Et puis merde, je ne suis pas un porte-manteau non plus. T'as déjà vu que j'avais des idées derrières mes fringues ?

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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 22:21

Pour une fois, je ne vous parlerai pas du temps qu'il fait (très beau en fait !), ni de mes cheveux qui font grise mine (même sous licence l'oréal), non, on va parler concret : j'ai une question qui me turlupine la caboche depuis deux jours.

The_Rock_Star_by_DelenLes garçons se font-ils des scenarii ? (oui je suis intelligente, le pluriel latin de U c'est I madame)

Je m'explique : si on prend une fille banale, bourrée de tics révolutionnaires comme le "chéri va chercher" ou "range toussa de suite", et encore "tu ne remarques jamais quand je me fais belle pour toi", et qu'on la met en relation avec un charmant jeune homme, nous avons alors créé un couple. Dans ce couple, il n'y a qu'une personne omnibulée par l'autre, c'est la femme - fille -gamine. A l'heure où elle écrit son SMS pour son chouchou d'amour, elle est en proie à des visions fantasques, s'imaginant que son message sera reçu dans un délire d'euphorie, que son copaing s'empressera d'y répondre par des phrases enflammées par l'amour qu'il lui porte. Mais s'il ne répond pas dans la seconde, malheur, scène de ménage à tous les étages, "et tu faisais quoi je peux savoir ?", elle rumine sa vengeance en cuisinant la viande à mort, et pas saignante comme il l'aime, elle ne lui laissera pas une seconde de répit durant la soirée. Pauvre homme.

Cependant, je vois la face que je connais, parce que je suis une fille névrosée comme la plupart de mes lecteurs, et que me faire des films fait partie de mon quotidien. Ainsi, ma vision du garçon consiste à grossir les traits pour le rendre plus goujat qu'il ne l'est. Et c'est là qu'est la faute.

Et si les hommes étaient comme nous ? De petites natures adorables, qui se demandent ce qu'on peut bien faire à la pause déjeuner, si on pense à eux en nous mettant du vernis sur les ongles de pied (je parle pour vous, je déteste ça mwa), si on les aime même quand on s'engueule avec nos parents. Si tel est le cas, alors je veux bien changer mes principes. Plus de crises, plus de gniangnianteries, rien que des câlins pour les petites attentions du matin, du midi, du soir.

Remise en question

Nous sommes des saloperies tartes, ces scenarii n'arrangeant en rien la situation. Comme tout est écrit dans l'esprit, si l'homme - le jeune H - le gamin se déporte, il passe à la moulinette sans ménagements. On leur mène la vie dure, ils doivent nous être dévoués, complètement attachés à nos basques (mais pas trop), limite fans de nous, embarassés de bouquets, au courant de notre dernier achat (ben oui ENCORE une paire de shoes !), et jamais contrariants.

Mais au final, la fille prendra possession de sa relation comme une louve garde jalousement sa progéniture, négligeant ce que son Namoureux fait comme sacrifices pour elle, jusqu'à mettre de côté sa dignité pour accéder à son coeur, tout pour la satisfaire, la glorifier, satisfaire ses désirs. Puis on arrive au Stop, magnifique panneau qui brandit le sentiment du jour : "je n'en peux plus". On l'aura vidé de tout ses bon sentiments, méchamment dépecé par nos envies, nos caprices de garce, et la dépouille si vivement exposée nous arrachera une larme, jusqu'à la prochaine victime.

J'exagère. Mais à peine.

C'est à force de parler avec la gent masculine que j'expose au monde une vérité tenace : on més-estime ce qu'on leur fait vivre. Oui ça existe des garçons adorables, pas boulets, qui sont simplement attachés à nous pour ce que nous sommes. Alors ça sert à rien de parader pour les rendre jaloux, titiller leurs limites, ou les rendre fous de rage. Ils sont comme nous, mais autrement faits. Et ce genre de mascarade va vous faire regretter le prince que vous aviez trouvé, mais qui si salement détruit par vos manies de gosse de riche, le fait que vous croyiez qu'il était l'homme idéal, sera parti pour une autre. Il n'était pas parfait, mais il était ce qu'il y avait de mieux à sa manière. Alors un peu d'indulgence, c'est pas à eux de faire un boulot de rééducation en matière de communication amoureuse.

Les tics monstrueux à bannir pour ne pas devenir (ou continuer à être) reines de l'abaissement moral masculin :

  • On ne dit pas "tu n'est qu'un sale égoïste tu ne parles que de toi" en sachant que nous monopolisons la conversation depuis plus de 3h.

  • Le nombre de coups de fils passés ne constituent pas une preuve suffisante pour établir un contrat de mariage

  • Ils savent très bien que quand on évoque la meilleure amie, on va se braquer, alors autant faire preuve de diplomatie, si ça se trouve la pimbêche est super sympa (même trop, KSS KSS)

  • Ne pas l'appeler dix fois pour lui dire d'acheter du pain, il connaît nos méthodes d'espionnage

  • Ce n'est pas parce qu'il n'a pas vu les 3 mèches teintées dans vos cheveux qu'il faut faire ses bagages pour chez môman

  • Oui, on peut refuser ses bisous-câlins une journée, mais alors ne pas sortir le bazooka le lendemain parce qu'il ne vous a pas effleuré l'épiderme, ce serait mesquin

  • Accepter qu'il soit lui aussi jaloux si vous passez la soirée en bonne compagnie (entendons par là full of beautiful guys), et ne pas lui refuser une soirée de son côté avec plein de beautiful girls. Je sais c'est dur

  • Sa mère c'est son modèle, rapprochez-vous en même si elle est insupportable 

Vintage_by_Artemisia81Je pourrais continuer la liste, mais de un, je veux pas vous rabaisser encore plus le moral, j'ai essayé de prendre des pincettes néanmoins, admirez la finesse, et de deux, j'ai pas que ça à faire que de vous mettre en garde contre vous-mêmes. Juste une chose : si tout le monde vivait sa relation comme elle passe devant les yeux, on ne perdrait pas son temps à s'imaginer si c'aurait été mieux d'une autre manière, si on avait porté la robe bleue plutôt que le jean-converse. Au final, on aura passé un bon moment qu'en évitant de vouloir formater l'autre, en lui laissant faire les choses naturellement, comme elles viennent.

Alors Miranda, arrête de lui pomper le cerveau, il voulait pas te contrarier.   

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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 18:43

Shhhhhh_______by_QuistographyJe suis une tombe. Enfin plus ou moins. Bon d'accord, pas vraiment, mais j'essaye de tenir ma langue quand elle veut galoper dans l'aire des racontars. Les secrets étaient mes potins d'avant, je gardais tout pour moi, et je jugeais moi-même de l'importance de ce qui m'était révélé. Il se pouvait que le lendemain, ce qui m'avait été confié coure les rues, se répande des bouches aux oreilles d'inconnus. On pouvait me faire jurer, cracher, croix de bois croix de fer, je mentais de toute façon et je payais mon billet pour l'enfer. A la limite, je considérais cela comme un jeu, je jouais avec les limites de ceux qui me faisaient confiance, tout en sachant que ma personne même ne voudrait jamais subir telle trahison. ET pourtant je continuais, dans le dos, en face, je lançais à la tronche ce qu'il y avait de plus important pour quelqu'un, et au lieu de me faire gardienne d'amitié, je marchais sur le fil, une perche entre les mains: d'un côté pendait la négligence, de l'autre le regret.

C'est pourquoi je n'ai jamais dit mes secrets. C'est ce que j'ai de plus précieux, des lambeaux du passé, de sensations, des petites perles que je fais rouler entre mes doigts, qui me galvanisent et aspirent à me redonner confiance en ma force. Et comme personne ne les sait, cela prend de la valeur chaque année, me donne une raison de continuer à ne rien dire. J'ai des pensées qui pourraient faire peur, des rêves moribonds, des souvenirs tracés au fusain et qui s'éclipsent derrière les panneaux que j'ai dressés. Ne pas regarder, ne pas demander à ce que je m'épanche.

Alors on pourrait dire que c'est dégueulasse, injuste, de quelle droit cette fille se juge-t-elle de meilleur facture, au point de renier l'importance de ce que les autres lui confient ? Tout simplement, si un secret en est véritablement un, il n'est pas partagé. Il y a des gens qui en vous parlant  pensent naïvement que vous compenserez l'horreur du récit par le silence, mais c'est se foutre le doigt dans l'oeil. D'abord parce que l'humain est égoïste, et que l'on ne fait cela qu'en cas de confiance ultime et parfaite avec l'autre. Ce qui est, à mon sens, impossible. Ensuite, parler, c'est aider. Plus on cache des choses, plus on se fait honte à soi-même sans le vouloir vraiment. J'ai la chance de cacher des histoires, des évènements, des paroles, qui à mon sens ne m'ont rien infligé. Ce qui fait de mes secrets, les plus beaux secrets du monde.

Et si après ça, vous vous demandez jusqu'où se cache la vérité dans tout ce que j'ai bien pu raconter sur mon blog, il suffit de doser l'imaginaire, de le coupler à une bonne paire d'yeux et de compter les vérités.

Encore faudrait-il me connaître. Encore faudrait-il que je vous eusse aimé. 

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