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Dans Les Derniers Episodes

Efc

25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 18:42

MICRO_by_TAvO85C'est comme de se plonger dans une ambiance qu'on regrette de ne pas avoir connu plus tôt. Comme pour tout ce que j'ai pu faire auparavant, je regrette d'avoir perdu trop de temps.

On est arrivés chez S, le batteur, vers 11h, on en est repartis vers 5-6h, et j'ai atterri tard dans la nuit. D'abord, on a essayé l'impro, beuh, pas concluant vu mon niveau, il n'y a que les 3 mirlitons qui suivaient. Alors pour finir, on a fait simple, broder sur un magnifique acapella de ma part. Et fichtre, à la fin de la session (Mona les yeux hagards, comme jointés), on avait plus ou moins tricoté dans le bon sens. En gros : une chanson en finition.

J'avais jamais vu de batterie de ma vie, je pouvais en entendre une en live, j'avais jamais chanté dans un micro, je pouvais blablater dedans autant que je voulais, j'avais jamais créé un truc pareil, et c'était devant moi.

Le bidule le plus tripant c'était peut-être la rechute. Je suppose que c'est la mise dans le bain qui veut ça. Tu commences la journée qui est déjà finie. Tout le monde a fait des trucs insignifiants, lire, étudier, et toi tu étais à une répète et tu faisais de la musique. J'ai rarement vu décalage aussi grand, aussi étrange. C'est comme si tout d'un coup, tu respirais, que tu avais foutu un grand coup de pied dans les roubignolles de ceux qui entravaient ton chemin jusqu'à alors, et que, par la force des choses, tu pouvais enfin empiler des cubes d'espoir dont tu pouvais choisir toi-même les teintes.

Une fois à la maison, j'ai repassé le fil de la journée une bonne dizaine de fois dans ma tête, je triturais tout, j'avais du oublier mon esprit quelque part parce que j'arrivais pas à percuter "divan salon, papa, wemmel". J'étais encore à Soignies, j'étais encore en train de réfléchir, j'étais pas là.

J'ai pas envie de m'étendre, c'était QUE la première répète, je préfère encore vous encenser de toutes mes impressions une autre fois, quand on aura ancré la machine, que je me serai améliorée, et que j'aurai compris le système en soi. Parce parler d'un truc alors que ce n'est que le début, je trouve ça trop bancale et pas super établi.

Tout ce que je peux dire, c'est que je veux recommencer, travailler encore plus, parce que je sais que ça vaut le coup, et que les 3 petzouilles qui m'entourent sont nickel chrome comme je veux. Ca réagit au poil, M, le gratteux, me fait des touts bon solos en impro, Y, le bassiste, s'en sort vachement bien aussi. Je peux pas dire que j'aurai pu rêver mieux, parce que j'ai eu du bol de tomber sur eux.

Petite devinette à deux balles :

" Sachant que j'ai fermé la porte de ma chambre à 22h, que j'ai glissé sous mes draps 34 minutes plus tard et que j'ai comaté pendant deux heures, à quelle heure ai-je plongé dans mes rêves ? "

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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 21:30

J'ai rarement eu l'occasion de faire ma maligne sur tout ma vie. Je ne parle pas de la tarte angoissée qui prie pour que tout le monde tourne les yeux vers elle parce qu'elle aura improvisé quelque pitrerie. Ça je suis une pro en la matière.  Non, je parle plutôt de faire la maligne parce que je fais quelque chose de bien. J'ai jamais sauté des deux pieds pour une note (rappelez-vous, je suis une cancre), jamais je n'ai été première à un concours (si on zappe ma première année de GRS) et jamais je n'ai été récompensée de quelque manière que ce soit pour le chahut la joie que j'apporte à l'humanité toute entière.

Donc voilà, à moins que cela ne se passe mal, du genre je fais vomir le batteur, désaccorder l'autre gratte, ou dzoïnger le bassiste, il semble que j'ai un groupe. [HIP HIP HOURRA]

smile_baby_by_zgubiiii

Bizarrement mes parents ont accepté à ce que je m'engage dans l'aventure. Mais je vous entends déjà, criant au scandale de parents si laxistes : "Pas de réticence ? Pas de refus ? Pas de mise en garde ?" Si, j'ai eu droit au sermon maternel du genre " mais enfin Mona, si ça se trouve on va te faire intégrer un réseau de prostitution". Ben oui, ou encore m'envoyer très loin et m'échanger contre des chameaux ou des lamas. Il n'est pas question de ça ici. Tout le monde connaît le brouhaha qui tourne autour d'internet et des liens qu'on peut s'y créer, les malentendus qu'on se balance à la poire, les rencontres douteuses. Mais désolée de décevoir les plus vicelards ou méfiants d'entre vous, je suis tombée sur des gens normaux.

Cela fait plus d'un mois, voire deux, que j'ai établit le contact, me suis renseignée sur les influences, le passif musical, tout ce qu'il était intéressant de savoir. Ces personnes que je connaissais à peine au début, m'ont soutenue pendant que je passais sur le billard. Et ça me réchauffait le coeur, parce qu'au moins je savais qu'après l'intervention, j'allais commencer quelque chose de totalement nouveau pour moi, intéressant culturellement, puis épanouissant aussi avec des gens qui en voulaient autant que moi. Je sais exactement le travail qu'il faut fournir, que je dois au plus vite commencer à m'améliorer, gratteusement parlant. Et TATAM, monette est à donf dans le move ! [désolée pour cet accès de djeunisme

Donc, plus que quelques heures avant la première répète, je te dis même pas le plan génial tellement il est bien foutu que j'ai monté pour qu'on puisse se retrouver tous ensemble à Soignies. Pour ceux qui connaissent pas le coin, imaginez le bout du monde et vous y êtes.

Mon état mental à l'heure qu'il est se résume à : donnez-moi des calmants, ma dose de musique, passez-moi la camisole. [AU CHOIX]

Je vous ferai un compte-rendu :DDD

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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 18:45

KitcH_wOrLd_by_liliquidprincess

En cette magnifique journée de février, Mona s'est réveillée telle la puce australienne. Jamais de vie de moi-même je n'ai pu constaté telle spontanéité, telle joie, telle détermination dans le regard embué de mon petit matin. Aucune question, 9h tapantes, j'étais déjà en bas à festoyer l'humeur qui me prenait si soudainement : j'étais contente.

On peut dire : " une journée marquée par des évidences " : il y a des objets dans ma maison qui me tiennent par la barbichette pour savoir si oui ou non je leur fouterai donnerai une torgnole.

Par exemple, je n'ai pas l'impression que l'horloge de mon salon capte que je m'en fiche de sa course inutile. Elle me nargue avec ses aiguilles maigrichonnes, qu'elle bringueballe d'un côté de l'autre du cadran, en se demandant quand est-ce que je lui cracherai au visage pour sa représentation en 3 dimensions de ma vie qui s'écoule. J'ai même pas envie de me monter contre elle, contre son caractère qui massacre les retards, les envies de prendre du bon temps. Je dédaigne son "tac" régulier, son autonomie, mon contraire. Je n'ai pas besoin d'elle.

J'aime le thé

Depuis trois jours, je bois mes tisanes comme on récite une formule abracadabrante, les joues rougies par la chaleur et l'extase. Et puis même, c'est toujours mieux que de m'infuser du café à outrance dans mes petites veines chéries. D'ailleurs, bande d'ignorants, le peuple a sous-estimé le travail de mon pote monsieur Lipton, lui qui s'était cloîtré chez lui pendant des jours et des nuits pour faire du thé triple luxe. C'est à la sueur de son travail, dans la recherche du meilleur sachet diffuseur, des plantes les plus chargées en arômes qu'il a eu l'illumination, que dis-je!, l'idée de génie! Sa petite pyramide qui met trois heures à donner le meilleur d'elle-même en trampouillant dans l'eau était en fait une véritable révolution :

ma machine à penser

tea_by_KilldEbil

C'est en balançant le petit sachet dans la tasse fumante que tout mon monde prend une dimension nouvelle. Je m'interroge, hypnotisée par les volutes qui s'échappent, les tourbillons dorés qui ravivent l'eau me donnent envie de partir loin, dans le royaume de "fort fort lointain", là où le simple fait de faire les yeux du chat de Shrek porterait ses fruits à coup sûr. Je me repasse la journée comme une film qui se déroule sans fin, j'ai les yeux qui se perdent entre la table et le jardin, je ne capte même plus l'espace, j'ai envie d'atmosphère. Alors je me lève et je te bouscule étourdie, comme si je sortais d'une profonde accalmie qui, à sa manière, m'a incitée à la motivation personnelle : j'explose de projet, je pose mes doigts sur un clavier, des cordes, mes lèvres, c'est pareil, je touche à ce qui me permet de m'exprimer.

Et ce par le simplounet tea time. Je suis conquise.

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14 février 2008 4 14 /02 /février /2008 10:08

Génial, trop super, je me suis faite taguée par la polynette, admirez la surprise se mêlant à ma joie. Je me vois déjà délirante par le discours enivré que je vais vous livrer et qui s'écoulera par mes doigts fébriles tel les chutes du Niagara. J'arrête d'être gnian-gniante, on suit la flèche messieurs/dames.

Comme pour toutes les choses ridicules, on s'affuble d'un beau discours officiel (j'ai pas pu le mettre en caractère minuscule, mais ça m'aurait fait plaisir de vous niquer encore plus les mirettes) :

Mettre le lien de la personne qui vous tague
Mettre le règlement sur votre blog
Écrire 6 choses/tics/habitudes sur vous même 
Taguer 6 autres personnes en mettant leurs liens
Prévenir ces 6 mêmes personnes sur leurs blogs

17593628UN

Je suis une névrosée antipathique incapable de mener à bien un quelconque projet si je n'y tiens pas pas. Dans le genre, un bébé trop goulaffe négociant ce qui lui importe, qui s'empiffre de ce qu'on ne lui donne pas parce qu'il sait que le monde est une enflure inter-dimensionnelle et qui jamais ne daignera s'intéresser aux gens qui le poursuivent dans ses retranchements.

Bomb_by_digixDEUX

J'ai un fâcheuse tendance à m'éparpiller dans tous les sens tout en gardant le contrôle de l'espace, je suppose que ce qui fait mon bordel ne vient que de mon intérieur, un énorme besoin de montrer ma vitalité par l'éparpillement désordonné de ce que je possède. Cela se résume en une sorte de bombe qui explose dans ma chambre pour un résultat chaotique à souhait. On atteint l'élégance d'Hiroshima, tout est pulvérisé, mais je garde ma maîtrise et te retrouve le bic bleu mâchouillé que j'ai balancé deux jours plus tôt près de la poubelle, sous la chemise à carreaux bleus. Comme quoi, même dans mon désordre, il y a mon ordre.

rainbow_lips_by_TheBestEffectTROIS

Je me passe sans arrêt la langue sur les lèvres, ce qui, comme toutes les filles qui ont été bourrées aux magazines de conneries féminins le savent, assèche ces-dernières comme un désert africain. C'est pour ça que j'ai toujours six labellos dans mes sacs (oui oui, 6 par sac), et que je me tartine les lips de beurre de cacao à longueur de temps. Puis quand je remarque enfin que c'est un fake, et que ça régénère en rien, j'arrache les peaux mortes comme une sale barbare, au déplaisir de mon entourage. Fâcheuse habitude.

George_by_cweeksQUATRE

Je chauffe toujours mon lait au micro-ondes avant de me faire un café. Parce que t'as beau acheter une machine Senseo, comme toute la population mondiale, tu te rends bien compte que c'est pas une cafetière devant laquelle Clooney viendrait dire "what else?". Donc en plus de te faire flouer sur tes fantasmes, tu n'auras droit qu'à un café tiédasse une fois que tu auras mis ton supplément de lait, et ce quelque soit l'ordre dans lequel tu remplis ta tasse.

Portrait_of_a_Chicken_by_RyanLovelacePhotoCINQ

J'appelle tous les gens que j'apprécie ma poule. Je précise : c'est récent. Avant je n'appelais pas le gens, ça limitait le nombre de syllabes à produire à chaque rencontre, et je ne devais pas m'encombrer de reconnaître qui était qui. Mais, sachez que mon cerveau a adopté le système de reconnaissance des faciès qui me veulent du bien. Ce pourquoi ces personnes se retrouvent ridiculement embarquées dans mon enclos à volaille personnel. Si c'est pas de l'attachement ça !

Lazy_by_annlaurieSIX

Je suis incapable de jeter à peu près tout ce qui se rapporte à mon enfance. J'ai dans ma bibliothèque tous les "chair de poule" que j'ai pu lire, en passant par une voiture avec laquelle jouait mon père quand lui même était nain. Il y a les petites boîtes que j'ai reçues, qui sont devenues des réceptacles à souvenirs, où je range la plupart des brols qui devraient finir à la poubelle, mais que je garde quand même. Ma vie tient à des babioles que j'ai aimé, j'ai des piles de feuilles, des classeurs de ma première année primaire, les dictées que j'avais fait, ma première montre, mon journal intime de fillette de 9 piges. Ça a pas bougé d'un poil. Le mieux, c'est le bouquin d'histoire que ma maman me lisait avant de m'endormir, une petite brique qui n'a même plus de couverture, dont la tranche s'est effilochée, mais qui a encore au milieu de ses pages, ma brève préférée, celle de la souris qui buvait de la limonade.

Voilà, j'ai blablaté, et je donne la parole à malice, la petite sateen , miss danilo, à mon petit chat préféré , et Aphroditee .

Et je vais me coucher, parce que ça m'a pompé. Ben oui, de grand matin.

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10 février 2008 7 10 /02 /février /2008 20:43

La_campagne_by_pQrQdox

Autant dire que plus dans le gaz que moi, il n'y a pas. C'est même pas une question de "je suis faignante, je fous que dalle", c'est juste que j'ai de la brume qui se colle à mes cils et t'as beau te laver le visage, ça part pas ! Rien, je n'ai rien fait, c'est pas moi, c'est pas ma faute, c'est juste le temps qui veut ça. Il fait beau, je me morfonds, il pleut, j'applaudis. Difficile de comprendre la Belge que je suis, mais sachez que je ne suis pas une fana des ballades à la mode campagnarde. Du genre, les pieds dans les bottes, les champs à perte de vue, c'est comme ça chez mon père, c'est beau mais juste à travers la fenêtre. Une fois dehors, tu veux même pas faire deux pas. le froid est mordant, la brume de mes yeux s'est éparpillée, mais c'est mes lentilles qui crient au secours, j'ai presque la larme au coin de ma mirettes. Pitié, laissez-moi rentrer.

Alors on t'explique que la vie c'est des moments qu'on aime et qu'on aime pas, qu'il faut savoir apprécier l'odeur du purin qui se dégage de la terre labourée. Tu croises un tracteur, très bien, deux vaches, tu te poses des questions, un troupeau de mammouths, c'est un cauchemar. Errante en plein territoire flamand, je m'en fous je suis bilingue, lâchez-moi en pleine nature et je convertis les forêts aux joies du melting pot. Waterzooï et Stoemp carottes, tu vas voir ce que tu vas voir.

Peut-être que c'est moi, ma misère, ma peau, mes os, mon sang. Peut-être que c'est ma manière d'être, mes crasses, mon accent magnifique. Toujours est-il que jamais je n'obligerai mes enfants à des escapades quotidiennes dans les bois, sur les vallées, les pieds niqués par les passages caillouteux, on a le temps de regretter le bitume quand on est perdu en brousse rurale. Je ne te parle même pas du slalom incessant, pour éviter les caravanes de chevaux qui passent sans arrêt, les troupes de scouts, les clubs du troisième âge, tous trop contents de piailler au grand air. Je leur en foutrais moi.

C'est plus du vécu ce que je raconte, j'ai pas fait ça ce week-end, faut dire que mon état de convalescente joue pour beaucoup dans la balance. Peux pas sortir, peux pas aider, peux que dormir dans le canapé. Je crois que je suis en train de développer un don de comédienne accru, où je simule l'évanouissement passager avec une excellence à peine voilée. C'est Hollywood qui va être aux anges...

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4 février 2008 1 04 /02 /février /2008 19:16

In_The_Mood_by_queen_diamond

Ambiance cocooning, les pieds dans des chaussettes surdimensionnées, c'est la journée du "my mood". Il y a la pile de fringues délaissées dans un coin de ma chambre, un bordel inimaginable, mais pas d'hystérie maniaque aujourd'hui. On prend son temps.

On le passe à lire des conneries, du genre un paquet de magazines féminins avec des articles aussi insipides qu'inefficaces, barbants au possible. On me propose de tout faire pour passer d'une No life à ZE life qu'il ne faut rater pour rien au monde. Dans le genre bidon, on dit qu'un relooking ça change une vie, que tout le monde peut accéder au bonheur d'être en couple, et que l'amour on peut le trouver sur le net. Cessez les niaiseries, j'ai trouvé la parade, me délester de ces revues qui bouffent la montagne d'énergie que j'ai au matin par la simple évocation de ma misère personnelle. Ben oui, c'est général comme discours, mais la journaliste (!) te pointe du doigt à travers les lignes de son article, comme si t'avais oublié ce que c'était que de s'apitoyer sur ton sort, et vlan, je lui rabat son caquet, claque la couverture du torchon pour l'étouffer entre la page 88 et 89. Bien fait pour sa poire.

Allons bon, passé ce moment de combat intra-moi, je décide que mon corps est le plus cool du monde, malgré mes bajoues persistantes dues à mon opération de la semaine dernière, ainsi que l'impossibilité de mâcher correctement sans tout mettre à côté. Me voilà donc retombée en classe maternelle, bavoir oblige, je bois à la paille et coupe mes repas en morceaux microscopiques, histoire qu'on me laisse accéder moi aussi au nirvana par le simple fait de MANGER.

Music_Junkie_by_Dirk_Calloway1

Je me fais des perf' musicales, me blottis dans le canapé, un thé bien chaud calé entre mes petites menottes. Je ferme les yeux, je garde la chaleur, me pousse un peu plus au fond entre les coussins. Qu'est-ce que c'est bien ! J'aurais pu commencer à lire un livre, à refaire les trilogies que je dévorais il y a moins de 3 ans. Mais à peine ai-je ouvert un bouquin que je baisse les bras. Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas comment, il me semble que l'envie de lire me passe entre les neurones, que je trouve ça rébarbatif dans l'idée même de ces pages reliées ensemble qui vous racontent une histoire, la débauche et l'épave du personnage principal, la cavalcade que nous pouvons faire dans son esprit, grâce à l'auteur, grâce au magicien qui a su faire naître un nouvel acteur de papier blanc. Mais je ne sais pas, je ne suis plus en phase avec cette manière de vivre les choses par procuration, c'est comme si la musique me happait un peu plus chaque jour, un peu plus fort, les mélodies surpassant les mots, enrobant mon coeur et mon corps dans la douceur de ces accords qui s'accorde à mes humeurs. De toute manière, faut pas que je m'en fasse, je suppose que c'est une passe comme une autre, mes deux plus grandes passions dans ma vie seront toujours la musique, la lecture, parce qu'à leur façon, ces deux manières de voir les choses fonctionnent selon les mêmes mécanismes. On s'envole en restant sur place, on décolle avec une phrase, avec les premières secondes, et c'est ce qui fait que je ne délaisserai jamais toute ma vie les livres que j'ai pu aimé. J'ai juste besoin d'autres façon de traduire les émotions des gens, de m'émouvoir avec un autre langage que le bla bla quotidien.

Faut bien ça pour se faire un esprit ouvert et réactif.

 

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29 janvier 2008 2 29 /01 /janvier /2008 20:06

74e25d76fc10677dLes clowns ont toujours représenté pour moi le rire dans ce qu'il a de plus répugnant. Des blagues de mauvais goût, la pitrerie exacerbée, une malheureuse orgie de couleurs. Ceci dit, cette répulsion ne tire pas son origine de mon enfance, je m'en foutais royal à cette époque, c'est plutôt venu par après, je n'arrivais pas à me représenter un clown dans la modération, qui ne ferait que des gags mesurés et subtils. Puis, à l'image de pierrot, il représentait aussi la tristesse, les pleurs, la partie sombre de nos journées que l'on veut oublier à tout prix.

Le clown a ça de monstrueux qu'il ne s'arrête jamais, qu'à chaque gag il recommence, tout est profusion, explose de partout, on passe du rouge au vert, du rire aux larmes sans même savoir pourquoi. Et s'il s'approche de nous, son nez rouge collé au notre, ses yeux en demi ovale flanqués dans les nôtres, on prend conscience de l'étrangeté de sa bonhommie. Ses larmes noires qui coulent en traînées, sa bouche démesurée, son attirail écrasant, ses chaussures grotesques avec lesquelles il s'emmêle. Puis il y a sa perruque grésillante, ses mains où s'agitent des bouquets de fleurs en plastique grossièrement tirés de sa manche, les voiles multicolores. Son costume aux imprimés quadrillés contraste avec l'accent de ses sourcils, toujours levés haut vers le ciel, par où part son rire, tonitruant, criard, machiavélique. La fleur qu'il tient pour broche envoie des jets d'eau sur l'assistance, et les enfants prennent peu à peu conscience de l'ignominie du personnage.

" C'est comme de rêver d'une scène qui se répète sans arrêt. Où le bien côtoie le mal, sans jamais que l'on sache où se trace la frontière, où placer son pied pour ne pas perdre la tête."

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27 janvier 2008 7 27 /01 /janvier /2008 20:43

Une_femme_tres_fatale_by_borissov

Et si la détente prenait son sens quand on est en bout de course ? Et si le plaisir de croquer venait parce que nous ne pouvons plus le faire ? Et si le simple fait de fermer les yeux nous prend comme une poésie magnifique, moi je n'ai jamais flanché. Toujours droite, toujours simple, efficace, tenace, intenable, médiocre pour le système, géniale à mon niveau, je m'aime.

Ouais ouais, je vois qu'on ne s'en fait pas tant pour ma poire, pas grave, j'ai pris des renforts : Nikos me lime les ongles de pied et Carole Bouquet me brosse les cheveux. J'ai comme meilleur ami Jérôme Kiervel, et une tête de hamster. Je me suis faite opérée jeudi passé, j'ai paradé avec ma tronche désharmonisée, j'épargne les photos du carnage au peuple, priez pour que ce soit la fin, et personne ici ne se demande pourquoi je fais une grève bloguienne. Pourtant, bande de vicelards, vous passez par plus de 50 par jour alors que je n'écris rien. En manque ?

J'ai donc, comme qui dirait, un look atypique, magnifique dans mon pyjama en soie, brodé main (ça se porte ? ça se dit ?), le cheveu à la boucle facile, et une de ces gueules ! Ben oui, employons les mots justes, j'ai l'air d'un animal non identifié, tout droit sorti d'un environnement hautement radioactif d'où personne, non personne !, n'est épargné par les radiations.

Ma bouche est composée de deux steaks mode babouin, j'ai des joues qui ont triplé de volume et commencent doucement à se violacer. Bizarrement, j'ai des traits au ras de mes cils, comme de l'eye-liner vachement classe, mais mauve, et d'origine purement physiologique : éclatement intense de vaisseaux sanguins du fait d'un remontage de bourrin du plateau supérieur de mes maxillaires. Et pour compléter ce tableau Ô combien joyeux, je ne sens rien dans toute la région autour de ma bouche, en incluant mes lips, et le bout de mon nez a du délester du cartilage pour pouvoir assumer une mâchoire plus haut placée. Enfin, comme on dit, en architecture, comme en chirurgie, le corps, c'est la charpente, faisons de l'art avec ce qu'on nous donne.

Dans ces cas-là on joue la carte du cynisme, parce que ça réconforte de voir que l'humour ne manque pas, que je suis toujours moi malgré ce visage qui n'est pas le mien. Je me demande encore pourquoi tant de gens vont se faire liposucer, pourquoi ça se botoxe à tout-va, pourquoi encore certaines se font étirer les jambes pour pouvoir être hôtesses de l'air, et d'autres se font couper des oreilles qui étaient déjà minuscules, et bien comme elles étaient auparavant. Faut pas changer, c'est plus choquant que de rester avec son menton en légère galoche, et ses belles rides qui marquent le temps, ce qu'on en a tiré. Ce qu'on me fait, ce n'est pas par pur esthétisme, c'est qu'autrement on n'aurait pas eu la stabilité voulue pour pouvoir suivre un traitement orthodontique normal. Sinon, pensez-bien, c'était niète, monette comme jadis, naguère et auparavant.

Vu mon état, le menu du jour se calque à celui des pros du slim, celles qui se crêpent le chignon avec leur feignasses de cop's, qui se phonent toutes les deux secondes, et se mascarent le cil. De la soupe faite par môman, du bouillon, des gerlinéa, et moult cafés glacés, rien que du mou, rien que du liquide, comme si j'étais vieille ou gosse. Rien pour me fatiguer la denture, rien qui ne puisse se coincer à l'arrière de mon gosier, bye bye les carrés de chocolat pour quelques jours, c'est la tournée des bouillies, des purées, I'm a baby yeah !

Je ne peux pas trop me coucher, ça me "gonfle" les joues par l'afflux de sang dans la tête, je ne sais pas parler, trop bouffie. Alors j'écoute, j'observe, j'écris, je réfléchis plus que d'habitude, et ça stimule mon imagination, ma manière de réagir. Plus de patience, plus de concessions, je deviens normale ma parole ! Attends un peu que je me requinque, ça va vite tourner autrement dans la casbah...

---> Douceur du soir <---

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16 janvier 2008 3 16 /01 /janvier /2008 20:35

chinese_new_year_by_2beats

Je me sens en bouillie, comme une boule mal passée par intraveineuse. C'est comme de savoir dire merci à un goujat, je pars dans l'autre sens. Les jours SANS, les jours AVEC, se prennent dans mes pieds, pour me donner le sel qui épice mes heures. Et encore aujourd'hui, j'ai la pêche, la bonne humeur. Pourtant je dois étudier. Pourtant je me suis levée tard. Pourtant j'ai les premières cernes de ma vie qui se collent sous mes yeux. Mais c'est ça l'optimisme. Chaque merde est dans la lignée du bien, du superbe et de l'hystérie comique. Je me dépeins en jouant avec mes manies, c'est pas tous les jours que ça m'arrive.

Oui, mais non en fait, le temps d'arriver à cette phrase-ci, il s'écoule plusieurs heures, on me pompe l'air parce que je ne capte soit disant pas la teneur du mot "blocus", que je suis honnête quand on me demande ce que je fais dans ma chambre, et que j'emmerde pas mon monde en posant des questions stupides du genre : "oui mais le produit vaisselle est plus efficace avec de l'eau chaude tu crois ?"...

Dans le genre, j'ai les nerfs.

C'est pour ça que je déclare cette journée "Journée Mondiale (sur ma planète) de la Chianterie Tridimensionnelle ". Ah, on me bourre de vers ? Et ben je crache dans la soupe. C'est simple. Fallait pas me la jouer avec autant d'effets, ça me choque et brise l'harmonie quotidienne dans le mauvais sens. J'aime pas qu'on me dise ce que je dois faire, j'aime pas qu'on me dise que je suis niaise, nulle et cancre. Parce que l'école, j'ai jamais aimé ça, et les profs me l'ont bien rendu. C'est que j'aime pas les systèmes, tous rangés en cages à poules pour qu'on puisse mieux catégoriser le peuple, je suis pour la frivolité, les banquiers sans cravates, et les ménagères qui lisent de la littérature polonaise, les PDG généreux, et les présidents pas faux-culs.

Mais ça, ça dépasse déjà l'ordre commun : range-toi Mona, tu risques de te faire réprimander.

Angry_by_Tache2Bonheur

Et au final, tandis que la masse avance du même pas vers le gargantuesque maître de l'idéologie contemporaine, qui existe en tant que Dieu de ce qu'il faut faire pour être calé dans le Move populaire, j'ai même pas envie de prendre le contre-courant. Je me fiche de ça, je reste plantée comme un piquet à chèvre, j'ai les yeux qui se noient dans leur mare et ça prend une dimension gigantesque, à mesure que les gens traînent des pieds pour disparaître dans l'embouchure du "politiquement correct", fleuve très renommé pour sa tenue indiscutable.

Je veux pas être comme ça. Mais bon sang, qu'est-ce que ça prend du temps pour percuter les caboches des autres. J'y vais au burin, mais je crois que j'aurai besoin d'un marteau piqueur pour bien implanter l'idée que JE NE VEUX PAS ENTRER DANS LE MOULE parce que tout simplement, il est pas à ma taille.

Qu'on me laisse le choix, où j'étripe la population mondiale.

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14 janvier 2008 1 14 /01 /janvier /2008 15:22

pixie__s_dream_______by_mehmeturgut

"C'est pas difficile, je me perds au bout d'un fil. Je me balance au dessus du vide et de l'absurdité humaine pour prendre mon quartier. J'ai délaissé les coussins de velours, j'ai pris les plus rugueux, pour mieux sentir ma peau s'accrocher au tissu, l'âpreté de la matière me faire grincer des dents.

Il y a les soirs où j'ai eu peur, parce qu'on apprend dès qu'on est gosse que le sombre c'est fait pour pleurer, et la clareté pour sourire. Comme si on devait cantonner ses émotions par des couleurs qui ne s'aiment pas. J'ai déjà eu peur du noir, d'être engloutie par un monstre bien plus grand que moi. De toute manière, il n'eut pas été difficile de me dépasser, je suis minuscule, fragile, mignonne anémone masquée par les algues au fond de l'eau visqueuse."

Ma lampe a hésité, elle s'est mise à clignoter méchamment, comme pour m'avertir d'un drame, et pouf, le noir inter (et intra) sidéral.

On a eu une panne de courant hier, niveau glauque élevé. Tout le quartier en paralysie en attente que "ça revienne", que le monsieur des câbles s'en sorte sans se prendre une décharge. Tu prends alors conscience, toi petite minette de 20 ans, que sans jus tu sais rien faire, ou presque. Et fichtre, fallait que ça tombe sur mon meuuunuscule quartier.

Tu descends en bas, histoire d'être avec le peuple de la maison, et pas toute seule en haut, comme un ermite. Et là commence les joyeusetés, on retombe deux siècles en arrière, on sort les bougies, on se les caille, on regrette amèrement que notre poële à bois ne soit pas encore installé, et on attend. Dieu qu'on pouvait se faire chier en des temps pareils. On sait pas chauffer de l'eau pour se faire un thé, parce qu'évidemment, ce n'est qu'une fois qu'il y a la coupure que j'ai envie de ça. Alors je me dis que je vais écouter de la musique, mais là aussi, impasse, mon ipod est out, et mon portable presque à plat. Gnia gnia gnia. Alors idée génialissime, tu te fais un trip à deux balles avec la frangine : deux petits êtres, blottis dans une grotte, qui n'ont rien d'autre à branler que de faire une vidéo pour appeler à l'aide. Enfin ça c'est le scénar, en vrai on était dans la véranda, avec des vestes de ski méga rembourrée histoire de faire illusion, morte de rire d'être échouées en Alaska, tu parles d'une marrade ! Je suis montée me coucher tôt, genre 10h30, ben oui, quoi faire d'autre ? Lire ? Manger du chocolat ? Jouer de la gratte électrique sans électricité ?? Mwéhéhé. 

Ah, et la meilleure, quand il n'y a pas de courant, il n'y a pas de wifi. Et ça, c'est baffant.

J'ai appris plein de choses durant cette expérience Ô combien instructive : les bougies ça brûle, les lampes de poches qui marchent aux LED c'est bien, je plains ceux à qui ça arrive et qui ont une famille de merde, il faut toujours soutenir sa petite soeur quand elle dit qu'une Nintendo DS c'est la vie, et ne pas venir habiter dans mon quartier.

Quand je dis que j'ai la poisse. Rodidju.

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Published by MWASINONTWA - dans - Ma tête en 3D
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