- Textes

Lundi 20 octobre 2008

SHUT

"Je fermerai les yeux sur ce qu'il fait, je fermerai les yeux sur ses connaissances, je fermerai la porte pour qu'il s'en aille, et que je puisse carburer autrement. Je fermerai mes nerfs, les enfuirai en terre, pour ne les sortir que pour le prochain, les enfuir loin bien loin qu'ils innervent le sol, me laissent tranquille et sans rien. Je fermerai la boîte à souvenir, le livre qui contient ton chapitre, je fermerai la fenêtre pour que tu n'entendes pas que je crie.

Je me serai assise sur le sol près du bac à linge, les larmes éclatées sur les dalles de la buanderie.
J'aurai l'air d'une fille isolée.
J'aurai l'air insulaire, les membres tendus sous forme d'arc et les pieds glacés.






Je fermerai ma bouche pour avaler ma langue, me pourfendre le coeur pour ne plus me défendre. Je tiendrai à t'écrire une lettre de remerciements, où j'aurai bavé ton nom, griffé les espaces, déchiré tes espoirs pour entendre comme ça t'agace.

Je fermerai mon esprit, je rentrerai le tapis de bain pour qu'il sèche dans la véranda et non dehors.
C'est qu'il fait froid aujourd'hui, bien plus que les jours où tu étais mort.
Et maintenant que tu vis, que tu pars, que tu souris ton départ, j'aime à penser que je prendrai un bien fou à te faire du mal."

17/05/2007

Par MWASINONTWA - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 4 août 2008

J'ai l'oeil.
J'ai deux yeux, mais j'ai l'oeil.
Je vois, je sens, je capte, et j'expose
ma façon de voir
ma vision des choses.

Je prend tout
de ce qui m'entoure
à mes radiations
je m'échappe sans perte
dans ma tête
sur mes pourtours.

Je retiens
le meilleur
des moments qui me frôlent
pour la beauté de l'instant
la magie du temps pause

Et je temporise,
j'idéalise
la vie que je mène
en prenant soin
de ne pas m'égarer
en ce que je sème

Mes mots
mes clash
son obscène et mélancolie
mes entrailles
sont mes diamants
les éclats de ma vie


Par MWASINONTWA - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 12 mai 2008

Old_style_vintage_by_Panter

C'est certainement qu'au bord de l'eau on se sent différent.

Parce qu'on voit son visage dans les rides que l'on a faites par mégarde, en posant son pied un peu trop violemment dans les bords du lac. Bien sûr des remous comme ceux-là ne peuvent pas gâcher une harmonie, ce serait trop simple, trop facile. On peut ressentir une influence passagère, dans le dos, au dessus de soi, d'où qu'elle vienne, s'en servir comme guide est néfaste. Peut-être cela relevrait-il de l'égoïsme que de se recentrer sur soi-même, mais sans questions, nous n'obtiendrons pas de réponses, et la négligence serait bien pire idiotie.

Il m'arrive de penser que je sois perdue. Pas vraiment au sens où tout le monde peut l'entendre. Il arrive ces périodes, où la vie fait se resserrer les murs, où l'on peine à passer par les portes restées entrouvertes, mais on s'y obstine, parce que c'est instinctif, c'est animal, c'est humain. Il m'arrive de trouver que cela pourrait être un bien, que finalement, je peux faire des choses exceptionnelles.

Et puis, un éclat de verre, et j'ignore cette volonté, je me retrouve face à l'autre, celle qui s'effondre devant un obstacle, qui ne se sent pas capable, qui ne veut plus déplacer des montagnes, ou même s'insurger contre l'injustice dont elle pourrait faire l'objet. Cette volonté de minable, je la hais, même si elle me conforte dans l'idée d'une totale sécurité, par l'abscence de prise de risque. Je n'y gagne rien, je me fais manger, bouffer par une vermine de paresse.

Tu m'étonnes qu'on nous laisse.

Par MWASINONTWA - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 5 mai 2008

2222 En gros t'as la patate, parce qu'il fait beau, qu'il drache pas, niète, et ça te fait briller les mirettes, des milliers de reflets scintillants sur les ardoises.

Et toi une craie dans une main, suspendue en l'air, elle s'est arrêtée à 2 cm de la surface du tableau. Ce n'est pas une crampe, ce n'est pas une volonté qui s'envole, c'est une réminiscence de ce que l'on croyait oublié ; un flash-back doré, enluminé par un expert en bidouillages de trucs et de machins, et tu te dis "la classe, tout ira bien demain".

Puis un écho, un second, de plus en plus fort, de plus en plus précis, qui sourde dans ton corps, menace de t'arracher les paupières. C'est fini, on recommence à jouer sa vie.

Parce que c'est un grand théâtre madame, une formidable danse de comédiens, où je joue mieux que personne, où je ne m'imagine jamais en perdante. Bien sûr oui, je flanche, bien sûr je déborde de mes attentes, mais au fond, ne m'aviez-vous pas vue si franche ?

Par MWASINONTWA - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Lundi 21 avril 2008

... je m'appelle la dingue.

J'ai une famille décomposée, qu'on a rafistolée avec des bouts de scotch trop vieux pour que ça tienne. Du coup, il y a le "chez papa" et le "chez môman", une sorte de cirque à deux niveau.

Il y a des moments où je me pose des questions.

23726658_p De savoir si c'est normal de se sentir si détaché de ce qu'on vit au quotidien. Si c'est normal de penser sans arrêt au bonheur qui était le nôtre d'avoir été petit, d'avoir pu faire des caprices, d'avoir su se rendre compte du bonheur des parents que l'on avait encore unis sous nos yeux.

Puis il y a le balayage, le grand brouillard, en un jour la purée de pois s'efface, et on se retrouve seul à soutenir un adulte, à le supporter pour qu'il ne s'écroule, à essayer de lui donner l'amour dont on peut disposer à à peine 8 ans. C'est un chemin de conscience, c'est un chemin où l'on voudrait marquer le coup par certaines absences, ne pas se souvenir des pires choses que l'on ait pu entendre, les suppositions, les cris, les portes. C'est toujours terrible une porte qui claque.

Ça laisse place au silence. A la réflexion. Seule, les jambes pliées, le menton collé au genoux, et une larme qu'on a pas su retenir. Puis à quoi bon l'empêcher de couler, à quoi bon la garder, on préfère encore se débarrasser de ses rancoeurs.

On pardonne, on s'esclaffe, on fait des brownies pour redonner le moral à la terre entière, des pépites de chocolat grandes comme les billes de ma période garçon manqué, immensément consolatrices.

Puis j'ai appris à grandir, de toutes les manières dont il est possible de s'étirer vers le ciel. J'étais un enfant médiocre, jamais rien ne plaisait à mes profs, toujours des 6/10, des 12/20. Bonne à rien. C'est le genre de notes qui me rendait furieuse, que pouvait-on bien en dire ? C'était rase-mottes, ou catastrophique ?

Je suis devenue une artiste à ma manière.

J'ai commencé à écrire, à lire énormément. Puis il y a eu mes dessins, mes doigts pleins de peinture, mes bouts de crayons, mes griffonnages. ET enfin la musique. Il fallait un exutoire, une porte de sortie, une grande vasque pour pouvoir déverser mon trop plein de sensibilité, je n'arrivais pas à me détacher de ce monde envahissant autrement qu'en me déversant intelligiblement d'une autre manière que celle dont les gens le font: par les mots, les lignes, les traits, les notes.

Bien sûr, on dira que manier le verbe, c'est comme parler, ça libère, ça soulage, et ça inclut une autre personne qui est censée nous comprendre, ou subir le flot que l'on aurait pas su canaliser. Mais écrire. Rien n'est comparable à ce que je peux ressentir quand je savoure ma feuille blanche des yeux, et que, quelques instants plus tard, elle est noircie de mon talent, qui tache, qui colle, mais qui sent ce que je suis. Une sorte de reconnaissance personnelle, que personne ne peut m'offrir à par moi-même.

...

"Tu ne m'as jamais dit si c'était juste, si c'était un noeud de discorde que j'aurais du défaire. Il y a toujours un devoir, une pièce que l'on doit se charger de trouver, de détruire, de garder. Quelle galère".

Par MWASINONTWA - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Vendredi 7 mars 2008

Inspiration_by_Remy_ism J'aime bien m'inspirer de sujets qui font que l'humain se rende encore plus épave qu'il ne l'est. Il y a les incontournables drogues, alcools, et sexe, les charpentes du rock'n roll comme on dit.

Et puis il y a d'autres dérives qui gâchent votre vie. Les fantasmes amoureux, les désirs de faire ce que l'on veut, ne pas réussir à s'affirmer, ne pas dire ce que l'on pense, se faire battre par les autres, manger de trop, être maigre et le rester, s'avouer vaincu par le quotidien, avoir des gosses et les haïr, vouloir se jeter d'un pont, déprimer pour des fraises pourries, se rendre à l'évidence d'un amour impossible.

Il y a tellement de quoi écrire, de quoi dire, que finalement, on aimerait ne pas se considérer soi-même comme le terreau de notre art. Parce que si je suis à la fois le cobaye et l'experimentaliste, je deviens schyzophrène, je n'arrive plus à me dépêtrer de ce qui devait être loin de moi, à savoir ma subjectivité. Je deviens l'objet de mes textes, je ne dissocie plus mes envies de mes écrits, tout déborde d'amour, d'anxiété, de machineries pour échapper à ce que l'on veut justement voir arriver. Au final, je suis inspirée, mais parce que je suis démolie par quelque chose de plus fort que moi.

On remarquera que je ne sais pas écrire sur le bonheur, sur les joies futiles que les gens font trôner sur leur tête. Pas que je ne sache pas ce que c'est. Juste que je préfère l'ironie légère à toute autre forme de malice.

Ces jours-ci, je vais extrêmement bien, les gens auront compris pourquoi.

Par MWASINONTWA - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Jeudi 6 mars 2008
Par MWASINONTWA - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 20 février 2008

Hollywood_wait_me_by_korny_pnk " Ne te souviens-tu pas du jour où j'avais dit que je partirai ? Finalement j'ai choisi l'Angleterre: parce qu'il y fait souvent moche comme en Belgique, et que ce dépaysement m'aurait été plus linguistique que visuel. J'ai bien mis deux heures à me décider, comme s'il s'agissait de prendre un train pour ne jamais revenir sur ses pas, ne jamais revoir l'endroit qui vous a vu naître et grandir. Mes valises ressemblaient à de grandes boîtes à souvenirs, où je fourrais tous les lambeaux de ce qui fut mes joies, peut-être ai-je tâché l'une ou l'autre robe de mes larmes, mais il fallait sûrement que je me laisse aller plus loin que je ne le pensais. J'ai vidé les tiroirs, déversé des sacs entiers sur mon lit, pour retrouver dans tout ce bazar ce qu'il me fallait prendre, ce qu'il fallait laisser derrière moi. C'est en retournant tout ce fouillis que je suis tombée sur la photo, celle de toi et moi dans ce parc qu'on aimait tant, où on laissait nos pensées divaguer entre les feuilles qui bruissaient au vent.

Et bizarrement tu ne me manquais pas. Tu ne m'as jamais manqué. Peut-être parce que j'ai toujours vécu l'illusion de te voir le lendemain. Mais au final, j'avais l'insolence de penser que nous avions tout notre temps, toute la vie. hollywood J'avais fait erreur.

Hollywood_wait_me_by_korny_pnk J'ai laissé les sandales   dans la commode, finalement, qui pouvait bien porter de tels objets dans un pays si mordu par les averses et la lourdeur du ciel ? J'ai claqué la porte de ma chambre, ai descendu mon palier, chaque pas s'alourdissait, tout essayait en vain de me retenir. Je me suis peut-être posée la question de savoir si mon départ était légitime. Il s'en faut toujours de peu pour changer d'avis, mettre alors la ferveur de vouloir se sentir libre sur le compte de la fatigue, d'un débordement général. Si j'étais restée, je me serai perdue à coup sûr. On se demande toujours comment des gens comme moi, qui avaient tout l'amour du monde, une maison, des études passionnantes, pouvaient au simple déclic, se révéler des personnes extraordinairement convaincues que jamais elles ne seraient heureuses dans la routine de leur vie, dans ce qu'elles connaissent depuis des lustres, depuis les premières cellules qui se divisent pour former l'embryon.

Tout avait un goût de déjà vu, la recherche de renouveau s'essoufflait à mesure que je n'arrivais plus à prendre conscience du désastre. On a tenté de me retenir, par des arguments rancuniers, de rancoeur, méchants, voire attachants, dans l'émotion de circonstance. Mais encore, ils n'avaient pas saisi mon intention. Je ne quittais pas leurs coeurs. Je quittais ce qui me faisais peur, me dégoûtait. Je voulais m'établir là où personne ne me connaissait, me réaliser comme j'avais envie que l'on me voit. Et quel grand bien ce fut !"

Par MWASINONTWA - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 2 janvier 2008

    How_to_heal_a_broken_heart_by_lexidh La légende veut que la princesse ait trouvé son prince au milieu d'un étang. Il avait les yeux marrons et puait la bouse, on en voulait tant à sa peau qu'il s'était mué en grenouille. Chaque germe prenait sa teinte d'eau, la demoiselle était sous le charme. Est-il nécessaire de surjouer quand les habits trempent dans le drame de se délecter de l'odeur de l'autre, à foison, à jamais ? Tout comme si j'étais enflammée, je me suis coupé les ongles, j'ai tailladé mes cheveux, mais il aimait encore que je sois sa cavalière. Nous sommes descendus au bal, à poil, et tout le monde a ri de nous voir si découverts, comme si de s'habiller eu moins gêné l'air alentours. La soirée était embuée par mes souvenirs, je priai son âme de ne point en rire le soir alors que ses mains se perdaient en remerciements.
   
    Au point du jour, la danse a esquissé ses contours pour nous inviter à rejoindre les talents des diurnes. Surprise que j'étais, qu'elle soit gourmandise, ma curiosité m'empêchait toute allusion furtive pour m'approcher de ce qu'il voulait de moi. Sans rien prétendre, on bu du thé, chacun deux sucres et lui le miel. Il étala ma robe sur tout mon tour, et mon reflet se mu en celui d'une fée. J'avais brodé des perles, mes yeux captaient son attention. Avait-il eu ce regard depuis longtemps ?
   
    Cela dépeçait mon corps, mes manies te plaisaient, j'avais encore une chance de t'éblouir en me laissant aller à toi, toute entière, mais ma confiance était en retrait, ne relâchant jamais son attention. Ce pouvait-ce qu'il me rende heureuse ? Une fois encore tu m'avais caressé la joue comme tu t'y prenais pour adoucir mes hystéries graduelles. C'était plus du ressenti.
    On m'avait déjà trahi, tu le savais, et quelle honte que de douter de soi par la méchanceté du complot. Sais-tu seulement comment on se sent en des moments pareils ?
   
    Elle aussi avait supposé prétendre à ma proie. Viens que je te morde, petite vermine, je te giflerai jusqu'à ce que tu tiennes sur tes mains, tes pieds sans force t'ayant fait chuter sur les dalles. J'aime encore quand on garde ses amours, qu'on ne déborde, qu'on sache où les limites s'étalent pour s'en éloigner. Les filles sont des garces, les garçons sont aveugles. Le jeu qui se trame par-delà leurs épaules échappe à leur sexe comme il faut leur expliquer pourquoi on râle, pourquoi on pleure. Jamais je n'ai eu pareil défaut que de me révéler véritable animal défendant ton coeur, mon objet précieux, et si tu t'y tenais pour éviter que je ne te lynche ?

 

Par MWASINONTWA - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 30 décembre 2007

" J'ai l'air d'une dingue non ?   
- Non t'en fais pas ça ira bien.
- Oui mais la cruche posée sur ma tête ne m'inspire pas vraiment confiance, tu vois. Vintage_2_by_Artemisia81
- T'es toujours sur les nerfs, même pour les jours où tu es censée jouer le meilleur de ta vie, tu vois les massacres capillaires comme un sujet éminemment pressant.
- C'est rien de le dire.
- Calme toi, faut entrer dans le jeu, faire croire au plus grand nombre que tu joues la comédie comme un chef. Garde ta tête portée vers le ciel, un maintien de reine, rentre ton ventre et souris, c'est tout ce que l'on attend de ta personne. Si mentalement tu ne t'entends pas avec ça, il va falloir composer, par ce que c'est ton rôle ma biche.
- Grandiose, j'applaudis des deux mains, tu croises mes idées ma parole. C'est tentant de faire demi-tour, tu avoueras. Je déteste ça, la robe, les fanfreluches, j'ai les mains prises dans mes gants de soie et ça m'irrite. Tu vois les marques rouges ? Puis j'ai oublié de mettre mes bas, qu'est-ce qu'ils diront s'ils voient ma jambe nue par-dessous les voiles ?
- Ils diront que le fitness fait des merveilles et que ton grain de peau resplendit au soleil. Ils savent être indulgents aussi.
- J'ai l'air de vouloir de leur pitié ? Je ne suis pas une bête de scène, enlève moi ça, c'est insupportable. Ridicule. Tu sais ce que j'ai vu hier ? Une fille qui s'est couchée en pleine rue, sans rien d'autre sur elle qu'une pancarte où il était plaqué les mots "je suis ordinaire". Je n'ai pas compris le message à vrai dire.
- Regarde plus loin : c'est comme le désespoir, il déguise les gens pour les rendre moins puériles. On ne doit pas vivre comme des enfants. Rechigner fait partie des bouderies que l'on étale à 5 ans, cette fille a grandi l'air de rien. Tu ne penses pas qu'elle soit comme toi ?
- Je ne pense rien, j'ai détourné mon regard assez vite, c'était dur à voir. Puis des gendarmes sont venus et l'on menottée comme une criminelle sans même la couvrir. Je consent juste à dire que c'était moins de l'exhibitionnisme qu'une tentative d'exister.
- Elle devait aller mal, c'est sûr. Tourne-toi un peu, que je voie ce que ça donne.
- Ca donne rien, j'ai l'air d'une dingue.
- J'en veux bien d'une dingue comme ça.
- Pourquoi ?
- Parce que tu es une chieuse attachante, ça fait des dégâts romantiques.
- On ne parle pas de moi là. Je n'ai rien à redire quant au fait que je suis désagréable au possible, mais je ne fait rien pour que l'on s'accroche à moi, j'ai désactivé la touche "aimez-moi je suis une loque".
- Tais-toi.
- Ben non
- Si. C'est d'intérêt public.
- Tu me donnes quoi en échange ?
- ...Remonte tes épaules, on dirait un singe.
- C'est dingue, j'avais justement une terrible envie d'un rendu pareil, drôlement douée je suis. Tu sais genre Orang-Outan asiatique.
- ...Tais-toi, tu veux ?
- Je veux pas, mais comme j'ai un mal de gorge qui m'irrite juste derrière la glotte, je...
- La ferme.
- Hum."

Par MWASINONTWA - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 19 décembre 2007

carry_me_away_by_Within_Pandemonium Deux jours de plus, et je peux m'inscrire à la ligue des comateux, je divague. Je dors trop, je casse mes cycles de sommeil sans aucun regard pour mon état de santé. A force, je serai lessivée avant de faire le moindre mouvement, battre des cils c'est déjà compliqué.

J'ai un peu du mal à piger la logique : est-ce que les journées ne sont pas un peu trop courtes, monsieur ?

Si je me réveille à 8h, deux heures après il est déjà 10h et il ne reste plus que 120 minutes avant midi. Une fois là, tu manges, tu fais un break, mais tu coupes le jour en deux, tu acceptes que tu fais déjà partie de la seconde moitié de la journée, trois heures arrive comme un boulet, et finalement, à 17h, tout le monde est rentré du boulot. A 19h on regarde des conneries à la télé, puis il y a le journal qui prend sa cocotte de temps, et on se retrouve avec la 21ème heure sur les bras. On se retourne : et quoi, c'est fini ? Il paraît...

Il y a déjà 3 ans que ça me broute d'y penser. Depuis que je suis à l'université, je ne vois pas passer les semaines, c'est comme un pack, l'an se déroule d'un coup. Et on n'a pas le loisir de se l'approprier, vu qu'il est parti quand on veut l'appréhender. Le temps n'est qu'un fugitif lâche et ignoble d'hypocrisie. Il m'a laissé des souvenirs, des traces d'espoir, j'ai même fini par voir les bords, les contours de mes limites. Ca dépend du vent, ça dépend de moi.

C'est ma mémoire qui m'obsède, elle griffe mes yeux, me tire le coeur, pour faire sauter les charnières du battant de mes souffrances. C'est peut-être plus compliqué que ça : j'avance trop vite, je vois trop loin, je n'hésite pas à observer demain du balcon, comme si cela m'aidait à avoir prise. Cela ne me sert pas, je fais comme si. Ce n'est pas bien.

J'ai compté : 3, 2, 1, STOP. C'est la gélatine du temps qui colle aux mirettes, on ne peut pas la toucher, c'est défendu. Si c'est désagréable, il faut pleurer pour s'en détacher un moment.

J'irai bien quand j'aurai fini de mordre la vie par tout ses côtés à la fois.

Par MWASINONTWA - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 8 octobre 2007
Par MWASINONTWA - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 29 septembre 2007

S5000475

D’ordinaire, les gens se taisent. Parce qu’on sait que de parler la bouche pleine ne  fait pas classe, et que de l’ouvrir pour ne rien dire, ou parler trop fort sert à se faire ramasser des claques sur la figure. Il y a ceux qui aiment raser les murs, se complaisent à observer les crottes de pigeons étalées sur les façades, puis d’autres qui passent comme des furies, les armes modernes à la main, le Gsm collé au tympan, la démarche relativement hystérique.

Puis quoi, il faut savoir s’arrêter.

C’est dans un beau tourbillon que nous choisissons de prendre les mains de certaines personnes, et d’en laisser d’autres sur le chemin. Qui saura dire que cette vieille personne avare et malhonnête était une petite fille calme, ou un garçon espiègle ? Nous nous sommes peut-être emmêlés les pieds dans l’élastique sur lequel on sautait. Nous avons peut-être perdu les billes que nous faisions rouler dans la cour. Et de loin en loin, il reste souvent un miroir, qu’on a couvert de poussière, comme si de s’effacer appartenait à la bienséance. Je préfère encore les voix qui crient, pour au moins montrer que la conscience transpire enfin.

J’imagine qu’il arrive que l’on émerge un moment.

C’était d’une paralysie, et soudain le malade se souvient de douleurs antérieures. Nous sommes malades, tous anesthésiés, marchants, rampants comme des vermines déplacées. Joli débat, belle débâcle d’après-naître. J’ai ouï dire que friser la crevaison permettait les merveilles des illuminations humaines, rien que par la culpabilité qui s’abandonne en désespoir. Sous la tension, les émotions qui coulent en ruisseau inlassable, monotone. J’ai pris le banc à l’entrée du parc, et pour les feuilles, j’attendais l’automne.

Par MWASINONTWA - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 24 septembre 2007

Sans_titre_1

La vie glisse, les cellules se multiplient

S'ordonnent

Ou prônent le désordre pour s'évanouir

Par MWASINONTWA - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 21 septembre 2007

Image_010

Le temps coule en périodes

comme les gens se plaisent

à bâtir des RITUELS

qu'ils ne suivent que par mode

Nous y voilà enfin, c'est le week-end tant espéré par tout le monde. Chacun va se reposer comme il peut, sortir, s'éclater. Mais finalement, arrivés au Dimanche, cela se sera passé aussi vite qu'un bon repas en famille. C'est comme d'essayer de recharger ses batteries en les crevant encore plus. Il paraît que l'on est vraiment content qu'épuisé, parce que d'avoir fourni un effort apporte le contentement de soi. Mais moi je fous rien et je suis dans les nuages, je suis sûrement un paradoxe humain depuis que je suis née. Ce qui n'est vraiment pas pour me déplaire ^ ^

Bon Deux-Jours.

Par MWASINONTWA - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus