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Dans Les Derniers Episodes

Efc

5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 20:02


D'abord il y avait le bête problème de l'écriture spontanée. Le manque de créativité quand j'allais bien, la foison de perplexité quand j'écrivais des pages entières, des brouillons, d'un coup, sans savoir pourquoi.
Je sais, et je suppose, que le pouvoir d'écrire, comme son savoir-faire, est un cadeau que plus d'un n'a pas reçu. J'ai donc la chance de manier de mieux en mieux les mots au fur et à mesure que je compose, que la prose me vient plus facilement, de plus en plus le soir aussi.

Si tout le monde dort, je m'égare moins. Je ne sais jamais sur quoi je vais écrire, mais il y a toujours ce même point de départ, ma main, la feuille, et ce déclic. La première lettre qui sort est toujours une délivrance, parce qu'elle ouvre sur l'espace que j'attendais. On ne peut pas prédire ce qu'il se passera, si je me retrouverai dans des dédales insoutenables de la pensée, ou si au contraire, on aura le temps de se prélasser sous un ciel étoilé, imaginaire. C'est un bonheur mesquin, puisque la main laisse tout couler, mais dont on ne sait pas si on ira bien mieux à la fin, après avoir griffoné pendant une dizaine de minutes, acharné, vidé.

La remontée, c'est un bol d'air frais. J'écris presque en apnée, parce que tout me vient d'un coup, et qu'il faut que j'écrive aussi vite que possible pour que rien ne m'échappe.
C'est la hantise suprême, la phrase oubliée. Perdue dans le néant, à jamais, si l'on n'a pas eu le bon réflexe de la noter illico. J'ai mon quo vadis à portée de main si jamais.

Pour en revenir au sujet, j'ai donc zigouillé des machins et des bidules qui traînaient inévitablement dans ma tête. Sûr que ça pullule encore, mais décimer des parasites prend du temps, il faut disposer d'une certaine volonté et d'un recul sur soi que je n'ai pas encore, même à 20 ans.

Toujours les mêmes choses mises en exergue pour échapper à la horde de dingues : mes feuillets, mes chansons, ma guitare. Tout ces plaisirs bien à moi, la tchatche, mon détachement, eux, ma voix, mes silences. Mes cheveux poussent de plus en plus, j'ai encore les bras bronzés d'un soleil qui continue à me narguer, quand je suis dans ma chambre, seule, à étudier. Mais ça m'éveille.

J'ai tué mes monstres. Un carnage. Du sang bleu sur les mains, les bras, les cheveux défaits et le rose au joues. Je les ai étripés, j'en ai mangé un tout cru, plus rien pour m'emmerder inutilement. Maintenant c'est Mona qui choisit, et s'il y a encore un zigotto pour la ramener, je lui tranche la tête.

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Published by MWASINONTWA - dans - Ma tête en 3D
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commentaires

May Nat & tiniak 14/08/2008 14:33

Bon app', la fi'.

juju 07/08/2008 13:32

Je me retrouve parfaitement dans ce que tu décris... Souvent, dans beaucoup de formes d'expression artistique, "la matière" c'est le malaise, mal-être, une expérienc eparticulière... qui se sublime dans la créativité... moi aussi quand "je vais bien" enfin vraiment bien, sourire,l'inspiration reste en berne... Alors quand ça va pas, rires, ça foisonne!! En même temps écrire le bonheur ça devient vite ennuyeux et répétitif!!!