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Dans Les Derniers Episodes

Efc

12 juillet 2008 6 12 /07 /juillet /2008 16:23
Samedi , Day 2 for me : marvellous


Sûrement le meilleur jour pour moi, des deux. Comme dit précédemment, de grosses têtes d'affiche, un temps de merde, mais tu t'en fous, tant qu'il y a l'ambiance, tant que les gens ont plaisir à voir venir ces artistes.

On est arrivées un peu sur la tête, l'esprit brouillon, le ciel était à l'orage, il faisait chaud et froid, drôle d'atmosphère. On négocie une place en plus avec un type aux allures louches, on lui gratte son numéro de téléphone au cas où. Mais le passage au scanner se déroule normalement, un jour de grosse affluence.

Une fois arrivées sur le grand terre-plein, on a vue sur la Main stage, avec Gossip qui envoie son bon son. On presse le pas néanmoins, pour rejoindre la pyramide Marquee et son concert évènement, les MGMT(ManaGeMenT pour les ignares...).
Bon j'ai un peu regretté sur le moment de ne rien connaître d'eux parce que c'était du pur bon son, et tout le monde en a eu pour son grade. Une ambiance psyché rock, nickel à voir, à entendre, le groupe hype du moment. Si si !





En sortant de la pyramide, c'est la douche, il pleut, fait dégueu, je commence à redouter que le programme de l'après-midi ne vire à un fiasco boueux et morose, mais je reste optimiste. On a été voir les Hives, intro de barge, genre bande son de château hanté, en attendant le quatuor. Puis entrée sur scène, le public qui applaudit, et c'est parti pour de la classe en bouteille, distillé à un parfum de folie. Ce que j'adore chez eux c'est cette modestie bien enrubannée dans un total contrôle du Show, le vrai. Celui qui amuse le monde, et qui fait s'éblouir les gens. C'est simple, ça tourne, ça éclate le people side et personne ne s'en plaint.

Sur leur heure, on a eu droit à deux trucs pas mal : d'abord l'audience qui prête serment de n'aimer que les Hives et ce jusqu'à la fin de sa vie, et ensuite, la pause de bien 2 minutes, en plein milieu d'un morceau. Tout en suspend, Pelle qui ne bouge plus, le batteur les baguettes en l'air, le bassiste qui fait les gros yeux. C'est juste là qu'on adore ce jeu, tout est bon à prendre.

Après, des artistes un peu moins folichon, un peu moins mon genre, mais j'écoute, à savoir la fin de Band of Horses sous la pluie, puis tout le spectacle de Donavon Frankenreiter, vrai de vrai, ça existe des noms de scène pareils.

17h10, Mona commence à ne plus se sentir, l'heure approche, ses chouchous sont sur le site, bon dieu quelle impatience...
En sortant de la Marquee, j'ai déjà un bouillon dans le ventre, comme une gamine, ça me rend jouette et comique, je presse le pas pour qu'on arrive plus vite près de la Main stage. Barrière avant, à gauche de la scène, je me trouve une bonne place là où je ne pouvais plus avancer, mais ça va, à part des piquets devant moi (façon gentille d'appeler les gens qui sont à un concert juste pour rester plantés dans le sol, histoire de faire chier et de squatter de l'espace qui aurait mieux profité à une excitée comme mwa).

Introduction, coeur en Badaboüm, ils arrivent.
Les Kings of Leon, là, à 30m de moi, en chair, en os, en animalité masculine, que sais-je, je me sentais über tranquille...

Cette pluie qui tombait du ciel sur des morceaux comme Milk, On call, ça donnait en puissance, j'étais dans une bonne parcelle, des English à fond les ballons derrière moi, on chantait à tue-tête comme des compagnons de beuverie, j'avais juste les mirettes éclatées tellement j'étais bien...
La set list était l'habituelle : Fans, Molly's Chamber, The Bucket. Un peu déçue de ne pas avoir eu ma Red Morning Light, mais j'ai eu mieux...

This one :






J'ai même pas noté quelle était la dernière song qu'ils ont faite, mais c'était trop énorme, j'ai kiffé comme jamais.
J'avais essayé de faire quelques tofs, pas terribles mais bon, voici la série...

        


        


Then, j'étais sur mon nuage, tu pouvais me faire avaler n'importe quoi, n'importe quel artiste, je captais plus rien. On s'est installées un peu plus loin derrières les secondes barrières, et surprise, il y avait bien de la place, et de là on avait une vision panoramique sur la stage.
Ont suivi : Ben harper, lover nom de dieu, aussi un musicien qui déchaïre en toute volupté. Un moment superbe, surtout que le temps était redevenu bien doux, le soleil revenait peu à peu, la musique d'ambiance idéale.

Le groupe qui le suivait, Sigur Ròs, je ne savais pas du tout à quoi m'attendre. Et bien, il valait mieux, parce que ça a doublé ma claque. Du mystère ambiant, par ces tenues extravagantes et sobres à la fois, le chanteur aussi bizarre qu'époustouflant, une voix cristalline et sourde à la fois, une mise en scène qui démontrait une véritable volonté de mettre l'esprit du groupe en avant. Encore une fois, le public a été soufflé, pour ceux qui connaissaient comme les perdus comme moi. C'est un peu comme une musique lancinante et douce, tellement nostalgique et magnifique. Pour la langue employée, je ne sais pas trop, je pense que c'était de l'inventée, mais je ne me suis pas encore assez renseignée sur eux que pour l'affirmer. [Ecouter le morceau gobbledigook sur le myspace mis en lien]

Le moment le plus beau, c'était ce laché de confettis sur nous, quand les lumières du soir commençait à adoucir le paysage, on se serait crus dans un espace imaginaire. Vraiment c'est un groupe que je conseille aussi, une découverte encore.

A 23h10, gros coup de pompe en attendant Radiohead. Bon, pour être honnête, j'aime bien, mais pas au point de devenir hystérique en les voyant. J'ai trouvé la mise en bouche quelque peu voyante et désordonnée, dans une surenchère d'éclairages à ambiance électro. Comme s'il fallait tout cela pour meubler un espace qui pourrait se révéler vide sans cela. On va dire que le spectacle m'a laissée un peu pantoise. (Mention spéciale quand même pour la voix exceptionnelle de Thommy en live.)
Je regardais un peu partout, apparemment je n'étais pas la seule à ne pas admirer la performance. Un regard sur l'allée centrale, je tombe sur Kate Nash, qui se balance de droite et gauche accrochée à une mini-elle, 1m20 à tout casser, sa big pote à voir comment elles se tenaient.

Quand on est rentrées, la plaine était un champ d'ordure, des sacs plastiques jonchaient le sol, des personnes aussi, complètement ramassées, mortes bourrées. Mais là ça ne m'appitoye pas, je trouvais ça à la limite du "j'me marre bien de bon matin".
On a eu notre quart d'heure (demie-heure ?) de pousse pousse dans la foule, tous les hagärds de deux heures du mat', cherchant à rejoindre leur camping. Et nous c'était retour bagnole, ambiance de meurtre derrières les vitres embuées, on avait passé une putain de journée encore.

Alors voilà, je suis rentrée à 4h du mat', le lendemain j'étais déjà debout pour aller peindre chez quelqu'un, mais j'ai eu du mal à atterrir. Comme c'était digne de me plaire, je me le ferais bien avec tentes inclues l'an prochain, enchaîné avec d'autres festivals, histoire d'être bien dépravée moi aussi.

Wanna do it one more time, for the fever, like it forever.


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Published by MWASINONTWA - dans - My music - My mind
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commentaires

jean-philippe 16/07/2008 13:14

En effet ! ça devait etre un beau moment !! tu en parles avec beaucoup de passion et , comme j'aime aussi le rock  je ne peux qu'approuver ce que tu dis !PS : alors comme çà tu joues de la guitare ? il faut que tu montres çà !!! à bientot !