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Dans Les Derniers Episodes

Efc

18 juin 2007 1 18 /06 /juin /2007 00:07

Ces histoires ne sont pas longues, elles se concentrent chacunes en un pragraphe. Le tout fait pour l'instant 3-4 pages, mais je l'ai découpé pour le mettre en plusieurs parties. Puis pour le titre, je ne sais pas. Le début n'a rien d'horrible.  Loin de là.

"Petites Histoires tragiques

Je m’en étais pris aux gens, comme si rien n’était plus juste à mes yeux. Ils me regardaient, sans rien laisser paraître qu’un dégoût apparent. Et moi je laissais ma splendide imprudence trahir chacun de mes gestes, sans jamais me douter de l’avenir qui se profilait au-delà de mes pas. Je me suis baissée. J’ai pris une brique bien plus grosse que ma main et l’ai lancée à tout hasard. Rien à faire, il fallait en rester là, la mort à bout de bras. Je crois que même avertie, je n’aurais pu m’en sortir, j’étais depuis le début prisonnière du gouffre séparant ma vie de la réalité. On susurrait à mon oreille que je vivais au paradis, et j’avais peur malgré tout. Parce que tous ces yeux fixés sur moi me rendaient hystérique et malheureuse, tandis que je prenais conscience de la solitude immense qui me marquait le bras, laissant, comme un souvenir, la trace chaude et visqueuse du temps qui passe. La vie surpassait mes moyens, et je n’avais pas de quoi payer son loyer. Habitante du quartier des illusions braquées.

L’oiseau est venu à moi, je dois dire, assez naturellement. On s’est assis, terriens perdus, mille ans sans rien. Il a pensé, moi j’ai parlé. On se regardait de temps en temps, pour vérifier si l’on vivait encore, si on savait encore bouger. Rien ne se passait, c’était perturbant. Par moments aussi je levais les yeux au ciel pour regarder la vie de l’autre côté du miroir atmosphère, lui pouvait conter des merveilles par ses yeux cernés de plumes évoquant les couleurs nuancées d’un matin d’hiver. Et les ailes sont parties, aériennes.

Si je dois choisir un moment que j’ai particulièrement apprécié dans ma vie, je choisirais sans aucun doute mes instants hypnotiques à la rive du Loah. Toujours l’odeur, le vent, des visions pleines de promesses et très symboliques me reviennent à l’esprit. C’est encore dur de retrouver ce que l’on a vécu intensément. On doit, recroquevillé à terre, tenter d’atteindre les morceaux que notre mémoire a éloignés, soit par mégarde, soit pour écarter tout renouveau d’une catastrophe déjà vécue auparavant. Et lorsqu’on frôle un bout mémoriel de la sphère cérébrale, le passé-souvenir revient nous parler de notre vie."

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Published by MWASINONTWA - dans - Textes
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