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Dans Les Derniers Episodes

Efc

20 juin 2007 3 20 /06 /juin /2007 11:50

Petites Histoires tragiques [3]

Je m’étais créé une polémique autour d’une dune, poliment. C’était simple, il fallait que je m’en sorte par tous les moyens. On m’avait trouvé, jeté, tourné dans tous les sens, j’en avais le tournis et refusais de rester la tête à l’envers. Je pensais fort bien que l’on puisse venir m’aider. Mais les hommes ne sont-ils pas les bêtes les plus lâches au monde ? J’attendais en vain, les vers me montant des jambes jusqu’au reins. Autant dire que la torture était vaste, j’avais de quoi m’occuper, mon ventre à l’air, l’air de rien en fait. Je n’avais pas le droit de bouger les yeux, bien que la loi ne fusse édictée à un quelconque endroit. J’obéissais donc à l’absurde, qui me tenait les mains par les menottes de l’enfer, Satan, misère et martyr vipère. D’un quiproquo je m’étais fait malpropre, errant de but en sermon. Fallait m’entendre seriner ma vie pendant des heures parce que le temps n’a plus d’accroches ou alors parce qu’on se rend compte qu’il n’en a sûrement jamais eu.. Le temps se fout de nous, parce qu’on n’est pas capable de gérer le monde à bien, nos existences,  justes bons à pleurer vengeance, à crier tombeaux, et à tuer berceaux. Misère, misère, mes agneaux. Je suis cuit et le soleil me dévore. Qu’on me pleure ne me touchera nullement, je suis du genre pacifique au sourire entre les dents. Fallait le savoir !

Sautant dans les flaques devant ma maison, du dehors, je pouvais apercevoir les mirages des mes émois. Peut-être les trente ou quarante années me séparant de ceux-ci m’infligeaient-elles le douloureux devoir de rester à distance de ce que je fus. Tiraillant mes côtés, je me suis assis sur une pierre polie. J’étais tout éreinté en un instant sans m’expliquer vraiment les idées et images qui me traversaient la tête. Je ne m’étais jamais senti aussi bien que du temps des roses, où je marchais dans les collines pour cueillir des plumes à bicyclette. Et l’instant d’après j’avais trouvé l’harmonie, dans ce que j’écrivais et ce qui me parlait. Tout se taisait, j’étais bien.

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Published by MWASINONTWA - dans - Textes
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