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Dans Les Derniers Episodes

Efc

22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 18:16

petites histoires tragiques partie 5

J’étais rentré à la maison, j’avais laissé mes soucis dehors, plus rien n’était avec moi que ma vie de paresse. Je m’allongeai quelques instants. Elle se faisait un chocolat chaud parce qu’elle aimait bien ça. Elle fit tourner trois fois de suite sa cuiller pour que le lait prenne la saveur. Elle s’approcha de moi. Me caressa doucement, sans rien dire. Puis me regarda intensément. Elle voulait parler. Mais elle n’y arrivait pas, et à chaque fois que quelque chose la perturbait, elle pleurait. Lassé de son comportement excessif, je m’éloignai sagement, pour me reposer dans un endroit tranquille. A peine arrivé à la cuisine, je la vis. Elle me cherchait. Elle venait d’aller en haut, et avait eu une idée, qu’elle voulait voir s’accomplir du mieux qu’elle pouvait le faire. Mais elle savait que ce n’était pas bien, elle le savait pertinemment. Elle me prit avec elle, monta l’escalier en chantonnant, comme une folle qui allait au diable. Elle traversa la salle de Bains, arriva à la chambre de ses parents. Elle fit une pause, je tentais de me débattre, mais rien n’y fit. Elle me dit doucement de me calmer. Qu’il ne fallait pas faire ça, qu’elle savait que c’était mal et le regrettait à l’avance mais il fallait qu’elle le fasse pour voir. Pour comprendre comment les choses marchent en ce monde. Elle ouvrit la porte-fenêtre du balcon et s’y posta, me regarda un instant, elle était belle, laissait ses cheveux boucler, et ses grands yeux noisette voulaient dévorer la vie par tous ses côtés à la fois. Elle se lança dans l’action et me lança de fait. Je fis une chute de plusieurs mètres, qui prit deux secondes au plus. Je touchai le sol en même temps que je pris conscience qu’on m’avait jeté. Pas fort, mais je ressentais la perte. Je me démenai pour me remettre debout, et couru tant bien que mal, j’avais eu peur, j’avais eu mal. Et elle criait dans mon dos qu’elle s’excusait, de revenir, qu’il ne fallait pas lui en vouloir. J’atteignis presque la fin de la rue en claudicant, je tremblais de partout je ne savais plus vraiment quoi faire, j’avançais encore de quelques pas, une voiture me heurta de plein fouet alors que je traversais. Je fus éjecté vers le côté, dans l’herbe. Puis tout s’évanouit peu à peu. J’entendais les moteurs qui tournaient, ces autres vies qui continuaient, et moi je resterais pour toujours allongé là. Mais ne dit-on pas que j’ai neuf vies ? 

Leurs histoires avaient eut lieu en même temps que la mienne, bout du globe, à l’autre bout. Difficile de s’imaginer que d’autres vivent la même terre.

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Published by MWASINONTWA - dans - Textes
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