1st : Battle of the sun
Be your own world, use your head.
Je m'escrime.
Folle envie d'étrangler la race des secrétaires, épurer la terre de cette ignominie d'entreprise.
"A QUOI TU SERS, A QUOI CA SERT ?"
Il y a des gens qui parlent seuls dans le tram.
Dans la rue aussi, mais surtout dans le tram.
Soit ils t'agressent, en répandant leur fumier sur tes godasses, soit ils se causent à eux-mêmes.
Je les ignore, comme le type qui vient faire son oratoire du dimanche juste DANS la rame où je me trouve.
Parce que c'est systématique, j'ai un abonnement spécial "vas-y déballe ton sac, dis-moi que t'es à la dèche".
Se passe alors LA réaction terrible : l'air empeste.
Ça pue sur moi, sur mes mains, dans mes cheveux, un truc filasse bien étouffant qui me donne envie d'échapper à ça.
Parce que je me vois moi, emmurée jusqu'à faire un bloc, rejetant toute aide, toute manigance basée sur un statut précaire, mais je vois surtout les gens faire pareil.
Je n'ai pas honte, je fais ce que je peux pour qu'on me laisse avec ma carcasse.
J'ai des problèmes, j'ai une vie, j'ai des ennuis pareils aux siens, de mon niveau, avec le chauffage et la bouffe comme luxe.
Je n'ai pas de responsabilité à avoir envers eux, que j'aie 21 ans, ou 60 ans.
Quand à ce qu'on appelle la bonté, la mienne est partie faire un sacré tour.
"HAN LE TYRAN !"
Ta gueule et marche
YESTERDAY
"Pourquoi ne pas plutôt créer une république d'amnésiques où la population ne se souvient plus très bien de ce qui s'est passé sur son territoire ? Ton tracé est pas mal, mais ton idée de
nation super développée d'un point de vue économique, ce n'est pas réaliste".
-_-
Donc, les projets les plus débiles ont encore récolté les fleurs.
Ainsi, par un approfondissement de ma démarche, je vais moi aussi, passer en mode gogole, en me mettant un chapeau pointu sur le museau. En avant.
D'ailleurs ça va bien le faire, j'irai cul nu à l'école, je ferai des pétitions pour défendre le droits des marsupilamis asiatiques. Pas de chichis dans l'invention, la créativité
passera par une initiation à la gnangnanterie.
J'organiserai des buffets de chihuahua cuits à la vapeur, un bal de ploucs, puis une vente de tickets pour aller voir grégware, l'autre gnole du coin.
Et si ça suffit pas, qu'on m'interne, parce qu'entre un fana de course de pains à roulettes, et ma façon de voir l'art, il y a quand même un ravin, "la vache qu'il est grand ce ravin !",
que j'éviterai soigneusement de franchir.
Font que de la merde, s'auto-proclament élite de la culture nationale, bande de baroudeurs de grands chemins, valent pas mieux que de se prendre des baffes de mains trempées de peinture.
"c'est duuuuuu l'art missiééééé"
Les artistes vont se prostituer bientôt.
C'est chic, ça va chier.
Franklin sait compter deux par deux, et lacer ses chaussures.
Et je l'emmerde.
WORK // WORK // WORK // WORK // IIII // WORK // WORK // WORK //
WORK
LESESPACESCAPSULAIRES
Reste un peu plus de 3 mois pour faire ce nouveau travail.
J'ai tout ce qu'il me faut, matériellement parlant, pour faire un boulot de dingue.
Et pourtant, je n'arrive pas à composer une idée digne de ce nom.
Je m'étais mis en tête de suivre un chemin flirtant avec l'imaginaire commun, trempé dans un bon bain d'innocence, mais finalement, il faut que j'aille marcher quelque part.
Un endroit où je ne vais pas forcément, bourré de gens, ou vide. Un espace extrême, en plein jour, bouffé par le soleil.
STOP WAIT STOP, THERE
" J'aimerai prendre des photos.
Une de vous, une de moi.
Me détendre sous ma peau,
aspirer l'air.
Expirer, inspirer, expirer pour s'inspirer.
Soyez là à dix heures comme hier
Avec une guitare, et une tête
craquante, euphorique
de prendre la route sans attendre
J'aimerai prendre une photo de vous
une de moi.
Les coller dos à dos.
Les jeter en l'air "
"On ne dit pas au-revoir au gens qu'on ne reverra jamais."
[jingle]Séquence uba culturelle en compagnie de Mona la tourterelle des
champs.[/jingle]
J'ai entendu qu'on sacrait des nigauds du genre Grégware, mec complètement fade et middle class, aucun intérêt apparent si ce n'est l'attrait irrépressible pour sa voix
chaude et rauque [qui nous donnera bien plus envie de se bourrer de cocktails pour faire passer la mauvaise blague, que d'inaugurer un panthéon à son nom ]
JE SAIS qu'on a l'art, dans la culture populaire, de donner des leçons, souvent par le biais de ces chansons dites A TEXTES (qui dépassent 3 phrases et 5 notes donc), mais grande
nouveauté, on nous rebalance à la figure ce que l'on tétait à 14 ans en cours de maths, à savoir l'algèbre.
DEMONSTRATION
TOI + MOI = après mise en évidence du O et du I , il reste
=> OI x (M+T)
Respect débordant, ça pète.
J'ajouterai qu'en se penchant sur les paroles [applaudissez ma bonne volonté], on s'aperçoit vite que son appréciation du monde dans lequel il vit est toute réaliste, surtout concernant
l'approche de son talent pour l'écriture.
PREUVE :
(admirez les rimes au passage)
je sais c'est vrai ma chanson est naïve
même un peu bête , mais bien inoffensive
et même si elle ne change pas le monde
elle vous invite a entrer dans la ronde
oO
Voilà, un mélange de "oui mais c'est pas ma faute si on vous la passe en boucle", et de "la ronde on la fait plus depuis des siècles, mais z'y va, je te la réintroduis fissa à côté de la
TCK".
Je dis : LA CULTURE SE PORTE BIEN !
Pour suivre, et dans le genre rien à voir,
INTRODUCING BORZAK [BORZOKOV] partie II
J'ai fait ma tite carte en 60/80 cm, enfin son ébauche, et je te dis qu'après un super discours sur Borzak Borzokov, tu voudras y aller avec tante marianne et son club de
bridge.
Et pour ceux qui débarquent, oui je suis tout à fait au courant que mon Europe n'est pas réaliste...
[link]MAGIC
MOLLY[link]
There’s something special about stepping back into one’s childhood shower. We all remember our old bedrooms and kitchens well—the centers of eating and sleeping functions—but not so our showers,
though bathing is just as crucial. Why is this?
The shower is where you spent a portion of every day in intimate seclusion, possibly singing or deep in thought. And naked. It was where you tallied the damages of puberty. And if you had
multiple siblings, it was one of the few places to be alone.
Mine is a blue tiled rectangle with a feeble showerhead. There’s an alcove stuffed with old shampoo bottles, many of which contain < ounce liquid. A loofah rots nearby.
Shower memories include: functional showers (2 mins) and hangover showers (30 mins); a time when Clairol Herbal Essences was the color of dishsoap and came in a bottle with a drawing of a wood
nymph on it; coating my hair in olive oil to make it fashionably greasy circa 1997; tasting a bath bead experimentally.
"Mon chat rétréci dangeureusement, passant de la taille 1 assez banale, genre boule de poils dodue, à la taille 1/4, somme toute agréable, puisque qu'il me faudrait une loupe pour encore le
voir.
J'aime pas ce chat, teigne bouffeuse et débile se bouffant les jarrets pour faire passer son anxiété."
LOTTA WORK
Donc, comme depuis le début de l'année j'ai droit à des projets niveau maternelle mais en plus pompant question bricolage, ils ont décidé de nous donner ZE travail DA WORLD en Soap :
Pavillon national.
Inventer un pays, sa culture, quelque chose d'imaginaire, décalé, ou sérieux mais de carrément vraisemblable.
Alors on se dit que pour une fois, même si ça va faire rigoler ceux qui font que bouffer des syllabi (paix aie leur âme), j'ai peut-être une chance de montrer que NAN NAN NAN, monette elle a un
putain d'univers, décapité et borgne, certes, mais présent.
Du coup, je vais me retrouver à mon bureau, à faire une fausse carte super crédible, gribouiller des frontières, des pays limitrophes, et des putains d'alliance qui déchirent.
INTRODUCING BORZAK [BORZOKOV] // côte orientale de l'europe. Mer chéléenne, 6 puits de pétrole. Puissance économique asservissante, construction systématique de monuments
circulaires et ronds-points. Monarchie. Spécialité : lancé de tourte à la viande de poulet. 18 millions d'habitants. Monnaie : le KLen = 0.33 cents euro. Falaises, téléphériques KIL, exportation
massive de thon et d'esturgeon vers pays limitrophes et Mexique. Drapeau : 3 triangles séparés formant un triangle isocèle vert, surmonté d'un rond noir. Fond blanc.
C'est hurluberlu leur truc.
Wait til tomorrow, wait til you're cold
til tomorrow, til you know
I'll walk, I'll walk by
I'll walk by your side.
Je crois que je commence à trouver une sorte de structure dans mon approche photographique.
Pas encore franchement claire, mais ça se dessine assez vite et bien.
Un mélange de papiers rongés de lumières, de flou, de couleurs.
Comme les souvenirs.
Je vois toujours ces projets d'artistes qui ont toujours eu une ligne toute tracée, avec pour finalité le but qu'ils s'étaient fixé.
Tout ce à quoi ils donnent de l'importance devient sujet, une véritable toile tissée de sens entre les éléments qui composent un cliché, entre les photos qui donnent vie à
l'oeuvre.
Donc, je commence à savoir ce que je veux, pour une fois.
Il était temps, remarque.
J'ai dormi avec mes lentilles.
Genre globes de mirettes méga-collés à l'ouverture de mes kiffantes paupières.
Je devais être crevée.
Parce que pour se réveiller le matin, mettre ses lunettes, puis les retirer, se rendre compte qu'on voit super bien sans, et croire un instant qu'on est plus myope pour la vie, ça tient du délire
totalement personnel.
En même temps, me direz-vous, qui mieux que moi pour monter à dos de Lama polyglote ? Hum ?
Je sais je sais, j'ai le style d'Uma Thurman bourrée.
Nouveau blog :
Pour mes photos numériques, argentiques.
PEACEFUL MARIA K.
Cela faisait longtemps que j'avais perdu ce réflexe.
C'était devenu une habitude logique pourtant, depuis mes 6 ans jusqu'à mes 15 ans.
Tendre la main, prendre le bouquin, s'asseoir, le lire.
Un livre.
Prendre le livre, le tourner, sentir ses pages, sa tourmente, son intention.
C'était ma seconde nature la lecture. Rien que le geste, le fait de le faire, j'avais acquis ce statut de lectrice professionnelle, d'une humaine qui mangeait les ouvrages.
On m'en a sûrement dégoûtée à ce moment-là, avec des profs qui ne connaissaient pas les classiques que j'applaudissais à deux mains, avec ces points médiocres que j'obtenais à mes
travaux d'écriture.
"T'es nulle. 12/20"
La moyenne toujours, avec un douze, on passe partout, on n'est pas génial, mais on a une base.
Ca rimait à rien.
J'étais liée à mes romans au quotidien, quand je lisais j'écrivais, quand je délaissais Kafka, j'apprenais la marche du rien. Une animosité rare alors, quand je griffonais des pages
entières sans rien tirer de ma tête. Il fallait que je boive ces auteurs pour donner de moi-même, il fallait que j'entende leurs mots raisonner mon ardeur.
Mes dieux, mes auteurs.
J'ai repris goût à ça aussi.
You're my brain disease, It's not easy
so easy to be class and hype,
drivin me crazy
You're a brain disease, it's not easy
not easy, so easy to complete
your mind, you're my kind of..
dude guy. "
Coco nam
Je veux un action
sampler.
Celui version Choupi-trognon.
Sauf qu'il a pas de flash.
et celui avec un flash, il est pas...sexy.
En même temps, puisque c'est moi le canon, j'ai pas besoin d'un appareil pour faire parade.
Et je peux acheter les deux si je veux, le laid et le tuticolor, maintenant que je travaille et que je gagne des zeuros. *D-Pensière inc.*
D'ailleurs je devais aller au boulot ce matin.
Mais je me suis réveillée et aussitot rendormie, la tête plantée à fond dans le coussin, genre "moi aussi je peux me fondre dans le textile".
De toute, il reste demain avant le réveillon de nouvel an, pour bosser, faire les bootïk, et des photos.
En attendant, Ben harper et Jack Johnson pour un sweet evening to come.
"If there's someone you can take, just take me outside. If there's somethin to break, just break my heart.
Let me by on my own, let me, don't let me in the zone, leave me." Coco Nam
"J'aimerais être une rock star pour boire le jour la nuit, le soir allongée sur les pavés, la tête sur les dalles, et gueuler gueuler en l'air "j'aime être, j'aime être en vie", le slim collé
aux cuisses quand je chante à tue-tête."
Il se passe un jour, puis deux, puis 3, et au quatrième revient ce sentiment apaisant de joie.
Comme la chaleur qu'un alcool laisse en coulant dans la gorge.
[Il est temps que j'apprenne à utiliser mon nouveau tofofüre, parce qu'un beau joujou c'est fait pour être BIEN utilisé, et pas bidouillé de manière intuitive...]
Maria K / Coco Nam / M. Pones / Delicious Us Decadence
Il y a la chambre rose, la chambre bleu, l'orange et la jaune.
Quand j'étais petite on fêtait nowel près du sapin, et le soir, on déballait à tout-va la montagne de cadeaux.
Cette année, c'est la CRISE, comme ils disent, donc peu pas de surprises.
C'est presque prononcé de la même manière que le mot APOTHEOSE, ou, CATASTROPHE, mais avec deux bras en l'air, et la tête à l'envers.
Et je finis par croire que c'est moi l'enfant gâté du tas, avec mon appareil photo à 899 (euros ouais), et mon objectif 18-55 qui ratiboise ton moral tellement c'est classe.
Reste plus qu'à choisir une guintounze de la mort qui tue, et je serai blindée.